Le ministère égyptien des Finances a annoncé des plans pour émettre des instruments de dette locale d'une valeur de 843 milliards EGP en février 2025, dans le cadre d'une stratégie plus large. Le plan englobe des appels d'offres totalisant 2,703 billions EGP au troisième trimestre de l'exercice 2025/2026 pour rembourser les dettes arrivant à échéance et financer le déficit budgétaire de l'État.
Le ministère des Finances a publié le plan sur son site web officiel, la Banque centrale d'Égypte (CBE) devant organiser les appels d'offres au nom du gouvernement. Pour février, le calendrier comprend 16 appels d'offres pour bons du Trésor d'une valeur de 660 milliards EGP, 13 appels d'offres pour obligations du Trésor évalués à 172 milliards EGP, et deux appels d'offres pour sukuk totalisant 11 milliards EGP. Les bons du Trésor comprendront 100 milliards EGP arrivant à échéance en 91 jours, 160 milliards EGP en 182 jours, 190 milliards EGP en 273 jours, et 210 milliards EGP en 364 jours. Les obligations du Trésor à plus long terme comprennent des émissions à deux ans d'une valeur de 48 milliards EGP, incluant 12 milliards EGP en obligations zéro coupon ; des obligations à trois ans à 90 milliards EGP ; et des obligations à cinq ans à 34 milliards EGP, avec 4 milliards EGP en billets à taux flottant. Le ministère prévoit également de lancer deux appels d'offres pour sukuk locaux à rendement fixe totalisant 11 milliards EGP. Les banques du marché égyptien restent les principaux investisseurs dans ces titres publics, émis par l'intermédiaire de 15 banques dans le cadre du système des teneurs de marché primaires. Ces institutions revendent des parts sur le marché secondaire à des investisseurs individuels et institutionnels, nationaux et étrangers.