Le ministère de l'Éducation d'Éthiopie a publié une nouvelle directive exigeant des établissements éducatifs non gouvernementaux, en particulier ceux gérés par des communautés étrangères, de certifier que 30 % de leur budget total provient de leurs gouvernements d'origine. Cette politique vise à garantir la stabilité et la fiabilité financière des écoles internationales opérant dans le pays.
Le ministère de l'Éducation éthiopien a publié une nouvelle directive réglementant les établissements éducatifs non gouvernementaux opérant dans le pays. Cette politique aborde particulièrement les exigences financières pour les écoles gérées par des communautés étrangères. Ces écoles doivent soumettre des documents certifiant que 30 % de leur budget total provient du soutien de leurs gouvernements d'origine. Les 70 % restants doivent être couverts par leurs propres ressources, avec preuve à l'appui.
Cette certification financière nécessite l'approbation du ministère des Affaires étrangères d'Éthiopie et de l'autorité d'authentification des documents pertinente. Le ministère justifie cette exigence comme un moyen de garantir la stabilité et la fiabilité financière des écoles internationales en Éthiopie. La directive a été élaborée suite à des discussions ouvertes avec la communauté éducative et les parties prenantes. Elle oblige les institutions non gouvernementales à se conformer à la loi sur l'éducation de l'Éthiopie, aux qualifications des enseignants, aux droits des élèves et aux normes éducatives, entre autres réglementations connexes.
Les institutions doivent maintenir leurs propres sources de financement, telles que les frais de scolarité, les subventions ou les profits d'investissement, ainsi qu'une structure organisationnelle transparente. Le ministère publiera des directives sur les frais de scolarité et autres services, qui seront révisées tous les trois ans. Pour toute augmentation de frais, les institutions doivent informer les usagers trois mois à l'avance. Les établissements d'enseignement général non gouvernementaux sont tenus de se réenregistrer selon le calendrier du ministère. Ils doivent créer des conditions favorables pour les élèves sans besoins spéciaux et assurer l'accès aux services de conseil éducatif à partir de la première année.
Le ministre de l'Éducation a clarifié que la nouvelle directive réglemente l'enregistrement, la licence et la supervision des établissements éducatifs non gouvernementaux en vertu de la loi-cadre sur l'éducation générale n° 1368/2017.