Une nouvelle loi européenne interdira les allégations environnementales vagues telles que « durable » et « écologique » sur les étiquettes des produits, à moins que les entreprises ne puissent prouver ces affirmations. Ces règles entreront en vigueur dans les 27 États membres le 27 septembre.
La directive sur l'autonomisation des consommateurs pour la transition écologique, connue sous le nom d'EmpCo, interdit les termes génériques sans performance environnementale exemplaire démontrée. Elle proscrit également les allégations fondées sur la compensation comme « climatiquement neutre » et les assertions portant sur l'ensemble d'un produit basées sur des preuves partielles. Les produits déjà en rayon ne nécessitent pas de mises à jour, mais les nouvelles productions devront s'y conformer.
La Commission européenne a adopté le 3 juillet des normes de reporting en matière de durabilité révisées qui réduisent les divulgations obligatoires de plus de 60 %. Un changement précédent avait relevé le seuil de reporting aux entreprises de plus de 1 000 employés et 450 millions d'euros de chiffre d'affaires net, laissant environ 8 000 entreprises soumises aux règles.
La double matérialité demeure en place, exigeant la divulgation à la fois des impacts financiers et des effets sur les personnes et la planète. Cependant, les exigences relatives aux émissions de gaz à effet de serre, aux microplastiques et aux droits de l'homme ont été restreintes.
L'application sera assurée par les autorités nationales de protection des consommateurs, la Commission européenne notant que la proposition de directive sur les allégations écologiques (Green Claims Directive) associée a été mise de côté.