Après leur expulsion de l’institut B9 de Badalona et leur abri précédent sous l’autoroute C-31, des migrants d’Afrique subsaharienne ont occupé l’abri municipal fermé Can Bofí Vell. Pendant ce temps, des habitants ont bloqué le logement pour 15 autres dans une paroisse, aggravant la crise alors que le maire Xavier García Albiol fait face à des critiques.
Après avoir passé des nuits sous l’autoroute C-31 sous des pluies torrentielles, une quinzaine de migrants d’Afrique subsaharienne expulsés de l’institut B9 – évacué le 18 décembre – ont occupé Can Bofí Vell, un abri municipal pour sans-abri fermé par le maire Xavier García Albiol (PP) en mai 2024. La police a identifié le groupe dimanche soir mais a reporté l’expulsion.
La conseillère catalane aux Droits sociaux, Mònica Martínez Bravo, avait pressé Albiol de rouvrir l’établissement de 50 places. Au lieu de cela, de nombreux évincés avaient auparavant campé sur des places publiques ou sous des ponts. Les occupants ont adressé une lettre au président Salvador Illa, déplorant les querelles interadministratives et plaidant : « La Catalogne est une terre d’accueil. Pourquoi sommes-nous maltraités de la sorte ? ».
Les tensions ont culminé dimanche lorsque environ 200 habitants de Sant Crist se sont rassemblés devant la paroisse Mare de Déu de Montserrat, scandant des slogans racistes et bloquant les livraisons de la Croix-Rouge et de Cáritas destinées à 15 migrants vulnérables. Albiol a tenté de médier mais n’a pas résolu l’impasse, proposant des alternatives via des discussions avec les services des Droits sociaux.
Des organisations d’aide comme Cáritas, Sant Joan de Déu et Fundació Llegat Roca i Pi continuent de coordonner l’assistance : hébergement de cinq personnes dans des auberges pour un mois et accès à un centre de jour. Cette saga met en lumière les difficultés de Badalona pour accueillir les migrants après l’expulsion du B9.