Des manifestations rivales ont attiré environ 400 soutiens des évincés de B9 et des habitants locaux opposés à un abri fermé à Badalona lundi, en écho au blocus paroissial de dimanche. La police a séparé les groupes au milieu de chants et de craintes sécuritaires, tandis que le maire Xavier García Albiol promet une expulsion judiciaire.
Les tensions à Badalona ont escaladé lundi après l'expulsion antérieure d'environ 400 migrants d'Afrique subsaharienne de l'institut B9 (18 déc.) et leur occupation de l'abri municipal fermé Can Bofí Vell dimanche. Après des nuits sous l'autoroute C-31 et une tentative de logement paroissial infructueuse bloquée par ~200 locaux, les manifestants se sont rassemblés près de Can Bofí Vell.
Les soutiens ont scandé « contre les attaques racistes, unité de classe » et ciblé le maire Xavier García Albiol (PP) comme « raciste » et « fasciste ». Les locaux ont répliqué avec « ce n'est pas du racisme, c'est de la civilité » et « emmenez-les chez vous », invoquant des préoccupations de sécurité. Les Mossos d'Esquadra ont empêché les heurts, dispersant la foule après 21 h.
Albiol, qui a fermé l'abri en mai 2024, a relevé la revendication notariée des squatteurs d'occupation depuis le milieu de la semaine mais a affirmé qu'il demanderait une expulsion judiciaire, ne pouvant agir directement. Le porte-parole pro-expulsion Mamadou Seydi a mis en avant la solidarité croissante : « Hier, ils avaient peur, aujourd'hui ils savent qu'ils ne sont pas seuls. »
Cela fait suite à l'affrontement de dimanche dans le quartier Sant Crist à la paroisse Mare de Déu de Montserrat, où les résidents ont empêché un hébergement temporaire pour 15 évincés malgré les efforts des associations d'aide. La crise met en lumière les tensions dans le soutien aux migrants à Badalona au milieu de différends interadministratifs.