Une enquête de l'Indian Express portant sur 45 cas majeurs de fuites de sujets entre 2002 et 2025 révèle que seules deux condamnations ont été prononcées malgré 1 658 arrestations, alors que 2,2 millions de candidats au NEET UG attendent une session de rattrapage le 21 juin.
L'Indian Express a examiné les dossiers de 27 concours de recrutement et de 18 examens de l'enseignement supérieur et scolaire, chacun comptant au moins 100 000 candidats. Seules deux affaires ont abouti à des condamnations, toutes deux liées aux examens du Railway Recruitment Board de 2002 et 2010, avec des peines prononcées en 2025 et 2024 respectivement. Au moins 925 personnes ont été inculpées et 18 condamnées dans l'ensemble de ces dossiers, tandis que 32 ont été acquittées. Plus de 38,6 millions de candidats ont subi des retards de 183 jours en moyenne pour leurs sessions de rattrapage. Deux personnes accusées dans une affaire de fuite du Railway Group-D en 2006 sont aujourd'hui députées dans l'Uttar Pradesh. Peu de hauts responsables ont fait l'objet de sanctions. Dans des affaires récentes comme les examens du UGC NET 2024 et du UPPSC, certains présidents et contrôleurs ont été relevés de leurs fonctions ou suspendus, mais de nombreuses procédures restent en attente devant les tribunaux. Les enquêteurs ont noté l'évolution des méthodes de fraude, passant du fax aux logiciels à distance. Cette enquête intervient alors que la National Testing Agency se prépare à organiser à nouveau l'examen NEET UG 2026 le 21 juin, à la suite de fuites ayant affecté des candidats dans plusieurs États.