À l’approche de la Saint-Valentin, le sénateur Sherwin Gatchalian a exhorté le public à être vigilant face à une forme sophistiquée d’« escroqueries amoureuses » qui exploitent l’intelligence artificielle (IA) pour escroquer et, dans les cas graves, exploiter sexuellement les victimes. Cet avertissement fait suite à un rapport du Cybercrime Investigation and Coordinating Center (CICC), qui a signalé une tendance croissante à la fraude romantique visant les personnes cherchant des relations en ligne. Selon les données du CICC, l’agence a reçu 123 plaintes formelles en 2025.
Gatchalian a lancé l’avertissement à la suite du rapport du CICC, qui a noté un schéma où les cas augmentent pendant les saisons romantiques, spécifiquement de janvier à février, ainsi qu’en juin et octobre. Il a lié la persistance de ces escroqueries à des groupes criminels s’adaptant à la répression gouvernementale contre les opérateurs de jeux offshore philippins (POGOs). « Malgré l’interdiction nationale des POGOs, les syndicats criminels continuent d’exploiter des failles par divers stratagèmes, y compris les escroqueries amoureuses », a déclaré Gatchalian. Il a exprimé son alarme face à l’évolution de ces stratagèmes au-delà du vol financier. « Il est triste que certains de nos compatriotes ne se fassent pas seulement voler leur argent durement gagné, mais que d’autres deviennent même victimes de prostitution », a dit Gatchalian. Le CICC a identifié six profils d’escrocs : le « garçon triste/fille triste » qui partage des problèmes dramatiques avant de demander de l’argent ; le « séducteur » qui obtient des photos compromettantes ; l’« investisseur » qui propose des schémas conjoints en cryptomonnaies ; le « military » qui se fait passer pour du personnel militaire à l’étranger ; l’« escort » qui exige un paiement à l’avance ; et le « brûleur lent » qui cultive des relations à distance avant d’emprunter de l’argent. Ce rapport provient de Manille, où Gatchalian a émis l’alerte pour protéger le public de ces évolutions en cybercriminalité liées à l’interdiction des POGOs.