Le ministère de la Santé de Gaza a annoncé mardi que cinq personnes ont été tuées au cours des dernières 24 heures, dont un décès nouvellement rapporté, tandis que trois autres ont été blessées, alors que l’enclave fait face à des conditions humanitaires graves malgré un cessez-le-feu en cours. Le ministère a indiqué que le bilan global depuis le début de la guerre le 7 octobre 2023 s’élève à 70 942 morts et 171 195 blessés.
Le ministère de la Santé de Gaza a annoncé que cinq personnes ont été tuées au cours des dernières 24 heures, dont un décès nouvellement rapporté, avec trois autres blessées, au milieu de graves défis humanitaires persistants dans l’enclave malgré le cessez-le-feu. Selon le ministère, 406 personnes ont été tuées et 1 118 blessées depuis le début du cessez-le-feu, tandis que 653 corps ont été retrouvés sous les décombres. Le bilan global des morts depuis le début de la guerre le 7 octobre 2023 s’élève désormais à 70 942 tués et 171 195 blessés.
Le ministère a enregistré un nouveau décès dû à l’effondrement d’un bâtiment, portant le total des fatalities dans de tels incidents liés à une récente tempête d’hiver à 16. Les destructions généralisées et le manque d’abris adéquats ont accru les risques pour les civils, surtout par mauvais temps. Les responsables médicaux ont averti que le système de santé de Gaza est au bord de l’effondrement, les patients atteints de maladies chroniques faisant face à des conditions menaçant leur vie en raison de pénuries aiguës de médicaments essentiels et de restrictions sur les voyages pour des traitements à l’étranger. Mohammed Abu Afash, chef de la Société palestinienne de secours médical à Gaza, a déclaré qu’environ 1 200 patients palestiniens sont morts après avoir été incapables d’accéder ou de compléter les soins médicaux nécessaires.
L’Observatoire euro-méditerranéen des droits de l’homme a accusé Israël d’utiliser les conditions hivernales comme une tactique de pression supplémentaire sur la population de Gaza et a appelé à une intervention internationale urgente pour permettre l’entrée de logements temporaires et de fournitures d’abri. Le groupe a noté que le cessez-le-feu, maintenant dans son troisième mois, n’a pas réussi à atténuer significativement la crise humanitaire après plus de deux ans de guerre. Par ailleurs, le gouvernement palestinien a mis en garde contre les tentatives de modifier les registres fonciers à Gaza ou de transférer illégalement la propriété de biens publics et privés, affirmant que l’Autorité palestinienne des terres détient des copies complètes des registres de Gaza à Ramallah et annulera toute telle transaction dans les conditions actuelles.
Les tensions politiques se sont intensifiées, le porte-parole du Hamas Hazem Qassem qualifiant les remarques du ministre israélien de la Défense Israel Katz de grave violation de l’accord de cessez-le-feu. Katz avait indiqué qu’Israël ne se retirerait pas complètement de Gaza et établirait des noyaux de colonies dans les zones du nord évacuées lors du désengagement de 2005. Pendant ce temps, les médiateurs poussent les pourparlers pour la deuxième phase du cessez-le-feu, avec des rapports indiquant qu’Israël pourrait accepter un rôle turc à Gaza sous conditions, y compris des déclarations modérées du président turc Recep Tayyip Erdogan.