Le lendemain de l'effondrement du système électrique national de Cuba, le 16 mars 2026, marquant la sixième panne nationale en 18 mois, Havana est restée dans l'obscurité et la paralysie. La journaliste indépendante Yoani Sanchez décrit une ville aux prises avec des bureaux fermés, des véhicules électriques sans courant et une connexion Internet sporadique, le mardi 17 mars.
La Havane s'est réveillée le mardi 17 mars 2026, encore sous le choc de l'effondrement total du système électrique national l'après-midi précédent, comme le décrit Yoani Sanchez dans le Havana Times. Les observations matinales de Sanchez dressent un tableau de l'immobilisme urbain : bureaux fermés, tricycles électriques à court de batterie et accès à Internet réduit à de faibles signaux provenant de points centraux ou de zones surélevées. L'obscurité profonde de la nuit a mis en évidence des inégalités criantes : des lampes rechargeables envoyées par des parents à l'étranger éclairaient certaines maisons, des générateurs diesel envahissaient les bâtiments de leurs fumées et des panneaux solaires alimentaient certaines résidences, comme celle située au 15e étage. En revanche, un immeuble de 12 étages abritant des travailleurs d'institutions aux ressources insuffisantes est resté dans l'obscurité. Cela fait suite au rapport de la compagnie d'électricité de l'État sur la déconnexion du 16 mars, avec neuf des 16 unités thermoélectriques hors service et des efforts de restauration en cours dans une infrastructure vieillissante.