Nadège Vanhée a présenté la collection prêt-à-porter automne-hiver 2026 d’Hermès le cinquième jour de la Semaine de la mode de Paris, transformant un vaste bâtiment de la Garde républicaine en un labyrinthe forestier enchanté baigné de crépuscule bleu. Le défilé explorait le « royaume liminaire » entre jour et nuit, mêlant modernisme, féminité, utilité, romantisme et mystère discret tandis que des femmes urbaines confiantes se lançaient dans des aventures nocturnes.
Tenu lors de la Semaine de la mode de Paris début mars 2026, le défilé Hermès s’est inspiré de la forêt enchantée éclairée par la lune et des horizons de crépuscule changeants. La directrice artistique Nadège Vanhée a décrit le concept comme un « royaume liminaire » de transition, de changement et de mouvement, les jeux de lumière et d’ombre rehaussant le labyrinthe sinueux du podium au milieu de paysages moussus sous un ciel bleu foncé reconstitué par les créateurs. La palette de couleurs évoluait des teintes chaudes du coucher de soleil aux rouges profonds et un flash vert, aux bruns terreux, verts moussus, jaunes subtils, jaune maïs, bordeaux, et noirs et gris minuit. L’héritage équestre était évident dans les manteaux strictement taillés cintrés par des ceintures de chaîne, les jodhpurs, les bottes d’équitation montantes jusqu’à la cuisse adaptées à la selle ou à la marche, et les fermetures éclair en spirale sur les pièces en cuir pour des silhouettes ajustables et aérodynamiques. Les designs rebelles et pratiques incluaient des shorts en cuir de motard, des robes en cuir mi-longues, des blousons bombardier à multiples poches, des manteaux en cuir souple à quatre poches style militaire, des salopettes de randonnée, et des jupes et vestes matelassées en tons rouge sang riche avec rembourrage de moto. Des mini-jupes en cuir trapèze associées à des chemises superposées, cravates, pulls sur cols roulés ou cols pointus, et collants colorés évoquaient la liberté des années 1960. Des cols amovibles en shearling sur vestes et manteaux, un blouson en shearling citron meringué éclatant, et une cape en foulard de soie à col en fourrure bleue ajoutaient de la polyvalence contre le froid du crépuscule. Les accessoires mettaient en avant des chapeaux cosaques noirs, des bottes montantes à talons plats, et des sacs iconiques mis à jour comme le Birkin et le Kelly, glissant sur la scène éclairée par la lune. L’imprimé phare de la collection – un ciel parsemé de nuages au-delà d’une tour abstraite par l’artiste Art déco A.M. Cassandre – ornait une robe chemise à fermeture éclair devant avec manches en tricot. Vanhée a mis l’accent sur l’autonomie féminine : « Vous pouvez vous cacher et être absolument sexy... Il s’agit de révéler et de cacher. C’est définitivement un tandem. » Elle habille « des femmes fortes qui peuvent prendre le contrôle, marcher la nuit et explorer de nouveaux territoires », fusionnant le savoir-faire de la maison avec une touche contemporaine, de la poésie et de la praticité pour des garde-robes modernes polyvalentes. Pour l’avenir, Vanhée anticipe le lancement de la haute couture Hermès l’année prochaine.