Dans le Nord, des maires restaurent les clochers de villages

La restauration du patrimoine religieux défie les petites communes au budget limité dans le Nord de la France. À Oost-Cappel, près de Dunkerque, la maire Stéphanie Porreye a priorisé les travaux sur l'église Saint-Nicolas, fermée pour dégradation en 2023. Grâce à une détermination farouche, des financements ont été obtenus malgré un coût de 1,5 million d'euros.

Dans le Nord, la préservation des églises représente un enjeu crucial pour les maires de villages à l'approche des élections municipales de mars 2026. Ces édifices, souvent les seuls bâtiments patrimoniaux, sont à la charge des communes depuis la loi de 1905 pour ceux construits avant cette date. Près de 40 000 églises ont été recensées en France en 2025.

À Oost-Cappel, un village de 480 habitants près de Dunkerque, l'église Saint-Nicolas illustre ce défi. Plantée au milieu du cimetière, elle mêle briques du XIIe siècle jaunies par le temps et briques rouges issues d'une reconstruction partielle après un incendie fin XVIIe siècle. Fermée en décembre 2023 pour raisons de sécurité, elle a rouvert les travaux en décembre 2024.

Stéphanie Porreye, 52 ans, élue maire sans étiquette en 2020, en a fait la priorité de son mandat. « Lors de la dernière cérémonie d’enterrement, du plâtre tombait sur les gens. Il pleuvait à l’intérieur de l’église, de l’eau s’infiltrait à travers la toiture. Ce n’était plus possible », explique-t-elle. Avec un budget communal annuel de 300 000 euros, le chantier estimé à 1,5 million d'euros exige une opiniâtreté remarquable.

Des efforts similaires se voient à Limont-Fontaine et Gognies-Chaussée, où des édiles ont trouvé les financements nécessaires par volonté et persévérance, remettant ainsi l'église au cœur du village.

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