Des centaines de délégués autochtones se sont réunis cette semaine à Genève pour la 19e session du Mécanisme d'experts des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Le rassemblement aborde des crises interdépendantes, notamment le changement climatique, les conflits et les technologies émergentes. Les discussions se concentrent sur la mise en œuvre des protections prévues par la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.
La réunion annuelle du Mécanisme d'experts réunit des dirigeants autochtones, des gouvernements et des experts afin d'élaborer des recommandations sur l'application des droits. Les sessions couvrent des sujets tels que l'insuffisance de l'aide en cas de catastrophe, l'intelligence artificielle, l'extraction des ressources et la militarisation.
Les intervenants ont souligné la manière dont ces problèmes se recoupent. Binota Moy Dhamai, ancien président du Mécanisme originaire du Bangladesh, a déclaré que le changement climatique, la militarisation, l'extractivisme et la marginalisation juridique se renforcent mutuellement. Valmaine Toki, représentant la région du Pacifique, a noté que les conflits conduisent à la dépossession des terres traditionnelles.
Des délégués de Nouvelle-Calédonie, du Canada et du Botswana ont fait part de préoccupations régionales. Ils ont insisté sur la nécessité du consentement libre, préalable et éclairé dans le processus décisionnel ainsi que sur des protections plus solides en matière de souveraineté des données.
La session coïncide avec les préparatifs du 20e anniversaire de la déclaration des Nations Unies l'année prochaine. Les participants visent à inciter les pays à mieux se conformer aux normes existantes.