Le président du parlement iranien a déclaré que Téhéran s'attend à ce que toute action terrestre américaine reçoive une réponse sévère, tandis que le Pakistan s'est dit prêt à accueillir des pourparlers américano-iraniens « dans les prochains jours » à la suite d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de la région à Islamabad.
Le président du parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a averti que les messages américains concernant des négociations masquaient des préparatifs pour une éventuelle opération terrestre, selon une déclaration qu'il a publiée sur Telegram et qui a été largement relayée par les médias internationaux. Il a affirmé que les forces iraniennes étaient prêtes à faire face à toute troupe terrestre américaine et a juré que l'Iran n'accepterait aucune « humiliation ».
Le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar, a déclaré dimanche que le Pakistan serait « honoré » d'accueillir et de faciliter des pourparlers entre les États-Unis et l'Iran « dans les prochains jours », après que les ministres des Affaires étrangères de Turquie, d'Arabie saoudite et d'Égypte se sont réunis à Islamabad dans le cadre d'un effort diplomatique mené par le Pakistan pour favoriser une désescalade. Le Pakistan a affirmé que Téhéran et Washington avaient tous deux exprimé leur confiance dans le rôle du Pakistan.
Par ailleurs, des responsables américains ont indiqué qu'une attaque iranienne de missiles et de drones sur la base aérienne Prince Sultan en Arabie saoudite vendredi avait blessé au moins 15 membres du personnel américain, dont plusieurs grièvement. Les autorités américaines ont précisé que le conflit, qui dure depuis un mois, a fait au moins 13 morts et plus de 300 blessés parmi les membres des services américains.
Les détails sur d'éventuels pourparlers — notamment s'ils seraient directs ou indirects, et si d'autres parties y participeraient — n'étaient pas immédiatement clairs. Des rapports rédigés ces derniers jours ont indiqué que l'administration Trump avait proposé un plan en plusieurs points pour mettre fin aux combats, tandis que l'Iran a publiquement nié négocier ce plan et a formulé ses propres exigences, incluant des compensations et des conditions liées à la navigation à travers le détroit d'Ormuz.
L'armée américaine n'a pas fourni publiquement de détails complets sur les mouvements de troupes liés au conflit. Des rapports sur la défense ont indiqué que le Pentagone avait ordonné au groupe aéronaval de l'USS Tripoli et à la 31e unité expéditionnaire des Marines, basée à Okinawa, de se déployer vers le Moyen-Orient à mesure que la guerre s'intensifiait.