Un avion de chasse F-15 américain s'est écrasé en Iran et un second appareil de l'US Air Force s'est abîmé près du détroit d'Ormuz vendredi, selon un responsable américain. L'Iran a lancé des attaques de drones et de missiles contre des raffineries du Golfe, provoquant des incendies dans la plus grande installation du Koweït. Ces incidents marquent la fin d'une cinquième semaine de frappes intensifiées américano-israéliennes contre l'Iran.
Le responsable américain s'est exprimé sous couvert d'anonymat alors que la guerre entrait dans sa cinquième semaine. Les médias d'État iraniens ont affirmé que le Corps des Gardiens de la révolution avait abattu le F-15 au-dessus de la province de Téhéran sud et ont publié des photos des débris. Une opération de recherche et de sauvetage est en cours, et selon le journaliste israélien Amit Segal ainsi que d'autres sources, au moins l'un des deux pilotes de l'appareil aurait été secouru. Le président Donald Trump a été informé de la situation, a déclaré vendredi matin la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt. Un diffuseur iranien a incité les habitants à capturer tout pilote en échange d'une récompense, a rapporté le New York Times, bien que le Commandement central américain ait déjà réfuté à plusieurs reprises des allégations iraniennes similaires cette semaine. L'Iran a frappé la raffinerie de Mina Al-Ahmadi au Koweït, provoquant des incendies dans plusieurs unités, sans faire de blessés selon les équipes d'urgence dépêchées sur place. Des incendies se sont également déclarés sur l'installation gazière de Habshan aux Émirats arabes unis suite à la chute de débris interceptés, tandis que l'Arabie saoudite a abattu une douzaine de drones. L'armée koweïtienne a activé ses systèmes de défense antiaérienne face aux menaces entrantes. Le ministère israélien de la Santé a rapporté avoir pris en charge 148 personnes vendredi, principalement pour des blessures légères, portant le bilan total de la guerre à 6 594. Le prix du pétrole brut Brent a bondi de près de 8 % pour atteindre 109 dollars le baril en raison du blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran, réduisant le trafic maritime quotidien de 150 à 10-20 navires. Trump a affirmé sur les réseaux sociaux que le détroit pourrait bientôt rouvrir facilement, alors qu'une quarantaine de pays se sont réunis virtuellement jeudi, sous l'égide de la ministre britannique des Affaires étrangères Yvette Cooper, sans toutefois parvenir à un accord sur des mesures à prendre. Le président français Emmanuel Macron a qualifié de peu réaliste l'idée d'un recours à la force suggérée par Trump.