La chambre basse du Japon a adopté une législation visant à traiter les cryptomonnaies comme des instruments financiers en vertu de la loi sur les instruments financiers et les bourses. Cette décision déplace la surveillance de la loi sur les services de paiement et prépare le terrain pour une baisse des impôts et l'introduction d'ETF basés sur les cryptomonnaies. L'entrée en vigueur de ces règles est prévue pour 2027.
Le projet de loi introduit des interdictions de délits d'initiés similaires à celles appliquées aux actions, des exigences de divulgation plus strictes et des sanctions plus lourdes pour les entreprises de cryptomonnaies non enregistrées. Les peines d'emprisonnement pour exploitation sans enregistrement passeront de trois à 10 ans, avec des amendes pouvant aller jusqu'à 10 millions de yens.
L'Agence des services financiers (FSA) a justifié cette décision par la croissance rapide de l'adoption des cryptomonnaies, notant plus de 14 millions de comptes ouverts. Les utilisateurs à revenus faibles ou moyens, gagnant moins de 7 millions de yens par an, représentent environ 70 % de ces comptes.
Le Parti libéral-démocrate au pouvoir a souligné que les ETF sur cryptomonnaies offriraient aux investisseurs des options claires et accessibles. La FSA a déclaré que ce cadre vise à améliorer la protection des utilisateurs tout en favorisant l'innovation pour les investisseurs nationaux et étrangers.
Les offres de jetons non audités seront soumises à un plafond d'investissement de 2 millions de yens pour les investisseurs particuliers. L'organisme de surveillance des valeurs mobilières obtiendra les pouvoirs nécessaires pour enquêter sur les délits et geler les fonds.