Le maire Dada Morero dirige une campagne de nettoyage dans le centre-ville de Johannesburg depuis octobre 2025. Les résidents font état d'expériences contrastées concernant la sécurité et l'ordre public. Des démolitions récentes aux Marble Towers ont fait suite à une décision de justice.
Le maire Dada Morero a déclaré la semaine dernière que la ville faisait respecter ses règlements municipaux après qu'un véhicule de chantier a dégagé les structures de vendeurs informels aux Marble Towers. Il a affirmé le 21 mai que ces programmes visaient à reconquérir les rues dans le cadre du rajeunissement du centre-ville. Cette campagne inclut le déplacement des vendeurs et la démolition de structures depuis octobre 2025.
Certains résidents ont décrit des améliorations. Nomasonto Maqashalala a indiqué que le quartier lui semblait plus sûr et moins encombré. Khuselwa Kamangaliso a noté un soulagement sur Small Street après les démolitions de mai, bien qu'elle ait qualifié l'action menée aux Marble Towers de douloureuse. Sarah Mhlongo a affirmé qu'elle se sentait désormais plus libre en marchant depuis la station de taxis de Bree.
D'autres résidents n'ont constaté aucun changement. Deux agents de sécurité de la gare de Park Station ont affirmé que le centre restait surpeuplé, sale et dangereux. Mangaliso Skosana a soutenu que les vendeurs illégaux revenaient et a qualifié ces efforts de trompeurs.
Des vendeurs comme Valarie ont fait état de difficultés à obtenir des permis et ont déclaré qu'ils travaillaient illégalement pour survivre tout en évitant les officiers du Département de police métropolitaine de Johannesburg. Belinda Echeozonjoku, de l'Alliance démocratique, a qualifié la campagne d'exercice de relations publiques. Le coordinateur de la Johannesburg Crisis Alliance, Yunus Chamda, a noté certaines améliorations visuelles mais a remis en question la qualité de la prestation de services sous la direction de Morero.
Une décision de justice de mai 2026 exigeait du groupe Goldenrod de régulariser la situation des Marble Towers. La ville a mené une descente sur le site la semaine dernière, suivie d'une inspection cette semaine dont les conclusions n'ont pas encore été rendues publiques.