Corée et ÉAU annoncent une déclaration commune pour un partenariat de 100 ans

La visite d'État du président Lee Jae-myung aux Émirats arabes unis lors de sa tournée dans quatre pays du Moyen-Orient et d'Afrique a abouti à une déclaration commune avec le président Mohamed ben Zayed Al Nahyane intitulée 'Un nouveau bond pour 100 ans de partenariat Corée-ÉAU'. La déclaration met en lumière l'horizon diplomatique élargi de la Corée et de nouvelles coopérations en IA, exploration spatiale, soins de santé et échanges culturels. Elle exhorte à une cohérence dans la politique intérieure sur l'énergie pour soutenir ces avancées.

La tournée de quatre pays du président Lee Jae-myung au Moyen-Orient et en Afrique a ouvert un chapitre important dans l'engagement diplomatique de la Corée. La visite d'État aux Émirats arabes unis s'est conclue par une déclaration commune avec le président Mohamed ben Zayed Al Nahyane, confirmant l'engagement de la Corée à soutenir la vision des ÉAU de devenir l'une des nations les plus avancées du monde d'ici 2071. Cela reflète l'intention de Séoul d'élargir sa perspective stratégique au-delà de l'orbite traditionnelle États-Unis-Chine-Japon vers des régions émergentes.

Le sommet a élargi la coopération bilatérale, ajoutant l'intelligence artificielle (IA), l'exploration spatiale, les soins de santé et les échanges culturels aux piliers de longue date tels que les investissements, la défense, l'énergie nucléaire et l'énergie conventionnelle. Un accord clé est de poursuivre des projets d'énergie nucléaire dans des pays tiers basés sur le modèle de Barakah. Les quatre réacteurs de Barakah, construits par la Corée et achevés l'année dernière, produisent environ un quart de l'électricité des ÉAU, témoignant de l'ingénierie coréenne.

Pour Séoul, les ÉAU se positionnent comme une plate-forme de lancement stratégique pour un engagement plus profond sur les marchés énergétiques du Moyen-Orient et d'Afrique. La coopération en matière de défense, qui a pris de l'élan avec l'exportation en 2017 du lance-roquettes multiple Chunmoo, est destinée à évoluer vers un développement conjoint et une production localisée.

Cette dynamique s'aligne sur une renaissance nucléaire mondiale : les États-Unis prévoient 10 nouveaux réacteurs d'ici 2030, le Royaume-Uni avance sur des réacteurs modulaires petits (SMR), et le Japon a redémarré des réacteurs après Fukushima en 2011. L'accès de la Corée aux marchés nord-américains et européens est limité par des accords technologiques avec Westinghouse, accentuant l'importance des partenariats au Moyen-Orient et en Afrique.

Cependant, sur le plan intérieur, la position du gouvernement sur les nouveaux réacteurs et les SMR reste ambiguë, risquant la crédibilité. Le 11e plan de base pour l'approvisionnement et la demande en électricité prévoit deux nouveaux grands réacteurs avec sélection de site cette année, mais les décisions sont reportées pour délibération publique. Les plans d'IA de la Corée, incluant 260 000 GPU de Nvidia nécessitant une électricité équivalente à près de la moitié de la production d'un grand réacteur, soulignent le besoin d'énergie stable.

Ces progrès diplomatiques offrent des opportunités économiques et stratégiques, mais exigent une cohérence interne pour aligner la stratégie énergétique nationale sur les ambitions internationales.

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