La nouvelle série limitée Netflix de Lena Dunham, Too Much, propose une comédie romantique semi-autobiographique sur le déménagement d'une Américaine à Londres et sa romance naissante. Avec Megan Stalter en tête d'affiche, la série atténue le mordant signature de Dunham de Girls tout en adoptant des tropes classiques de rom-com. Elle est diffusée le 10 juillet, mêlant humour et réflexions sur les rencontres modernes et les chocs culturels.
Lena Dunham change de vitesse avec Too Much, son dernier projet Netflix co-créé avec Luis Felber, inspiré de leur romance internationale réelle. Contrairement au ton confrontationnel de sa série précédente Girls, où Dunham réfléchissait à sa vingtaine au milieu de réactions publiques négatives, Too Much adopte une approche plus douce. Dans le podcast Girls Rewatch, Dunham a admis son malaise face au changement : « Ça me fait flipper aussi que je l'aie fait. Pourquoi personne ne se bat et ne se dit des choses méchantes ? »nnL'histoire suit Jess, jouée par Megan Stalter, une trentenaire naviguant une rupture douloureuse avec son ex Zev (Michael Zegen) et sa nouvelle partenaire Wendy (Emily Ratajkowski). Après des frasques impulsives à Brooklyn, Jess s'installe à Londres pour un travail, où elle rencontre vite Felix (Will Sharpe), un rocker indie ambivalent. Leur relation se développe entre drapeaux rouges et affection sincère, soulignant les coûts de l'amour, comme les impacts sur les carrières et la sobriété.nnL'ensemble inclut des habitués de Dunham comme Andrew Rannells et Rita Wilson aux côtés de nouveaux visages comme Naomi Watts, Andrew Scott et Rhea Perlman. Les épisodes tirent des titres pince-sans-rire de rom-com britanniques, comme « To Doubt a Boy » et « Enough, Actually », tout en explorant les différences culturelles américano-britanniques sans tomber dans les clichés d'Emily in Paris. La personnalité pétillante de Jess heurte l'ambiance réservée de Londres ; elle lance : « Suis-je la Meghan Markle des grosses Blanches ? » La série critique les dynamiques de genre, notant comment le désordre des femmes attire l'examen contrairement aux hommes.nnUn épisode marquant mi-saison utilise un flashback à la kétamine pour explorer la relation corrosive de huit ans de Jess avec Zev, ajoutant de la profondeur à son arc et permettant à Stalter de briller. Cependant, la série peine à équilibrer comédie et romance, avec une alchimie inégale entre les leads et des résolutions abruptes des intrigues, y compris des thèmes non résolus comme le deuil parental. Perspicace sur les limites des rencontres, la fin semble imméritée, privilégiant les conventions du genre sur la nuance émotionnelle.nnGlobalement, Too Much marque la maturité de Dunham, offrant une vision mesurée du romance adulte qui divertit mais laisse place à plus d'étincelles.