Les partis Libertarios et Evópoli font face à des débats internes sur l'adhésion au gouvernement du président élu José Antonio Kast. Tandis que Johannes Kaiser évalue la compatibilité objective, Evópoli connaît des tensions sur les risques de dilution politique. Kast vise à intégrer des leaders clés dans son administration.
À la suite de l'élection de José Antonio Kast à la présidence, les partis Libertarios et Evópoli analysent leur intégration potentielle dans le nouveau gouvernement. Chez Libertarios, dirigé par le député Johannes Kaiser, un débat porte sur l'adhésion à l'Exécutif ou un rôle d'opposition collaborative. À son arrivée à la «Moneda chica» de Kast pour une réunion avec les leaders de l'opposition, Kaiser a déclaré : « Nous allons discuter des objectifs pour la prochaine administration, de la manière dont nous pouvons nous intégrer, et si ces objectifs sont compatibles avec ce que nous voulons et pouvons faire ». L'équipe de Kast envisage d'inclure Kaiser dans le cabinet, peut-être comme ministre de la Défense, pour neutraliser les critiques antérieures, bien que certains mettent en garde contre des risques de conflit interne. Libertarios prévoit de discuter de la question lors de son conseil général ce vendredi.
Chez Evópoli, sous la direction de Juan Manuel Santa Cruz, la discussion est plus tendue. Des leaders comme Gonzalo Blumel et Ignacio Briones préfèrent collaborer de l'extérieur pour préserver l'identité de la «droite libérale», surtout face au risque de dissolution du parti pour non-respect des exigences électorales ; ils feront appel au Tricel. Kast mise sur leur adhésion et envisage Santa Cruz pour un poste de sous-secrétaire, tandis que le parti pourrait accorder une liberté d'action à ses membres.
Par ailleurs, Kast a visité La Moneda accompagné de collaborateurs clés : Arturo Squella (47), président du Parti républicain et sénateur élu ; Claudio Alvarado (65), de l'UDI, coordinateur de la transition ; Jorge Quiroz (63), coordinateur économique ; María Jesús Wulf (35), sociologue ; et Sebastián Figueroa (42), président d'Acción Republicana. Ces figures émergent comme potentiels ministres dans des domaines comme l'Intérieur, les Finances et le Développement social, avec un âge moyen de 50 ans.