Le secrétaire général de la CDU Carsten Linnemann a assuré Friedrich Merz de son soutien avant le congrès du parti à Stuttgart. Malgré de mauvais sondages et un mécontentement au sein du parti, les délégués s'attendent à une forte réélection du chancelier en tant que chef de parti. Le congrès abordera aussi des questions controversées comme l'interdiction des réseaux sociaux.
Le congrès fédéral du parti CDU a lieu vendredi et samedi à Stuttgart, où Friedrich Merz, chancelier depuis un an, briguera sa réélection à la tête du parti. Il s'agit de la première élection de ce type depuis son entrée en fonction. Un an après les élections au Bundestag du 23 février 2025, rendues nécessaires par l'effondrement de la coalition Ampel en novembre 2024, la coalition Union-SPD et le chancelier font face à de mauvais sondages et à l'absence de majorité. Âgé de 70 ans, Merz avait obtenu environ 95 pour cent lors de sa première élection en 2022 et environ 90 pour cent en 2024. Dans la CDU, les abstentions sont comptées comme des votes invalides. Lors d'une tournée dans les salles, il a reconnu : « un certain mécontentement et une certaine critique ». Linnemann a assuré après des consultations des instances dirigeantes : « Nous renforcerons son soutien dans des temps incroyablement difficiles. » Il n'a pas précisé de pourcentages. Environ 1000 délégués examineront un livre de motions de 400 pages. Les votes portent sur l'interdiction des réseaux sociaux soutenue par Merz et une taxe sur le sucre dans les sodas, opposée par la direction du parti. L'exécutif propose que les demandes de permis de construire soient considérées comme approuvées après trois mois sans réponse. À la surprise générale, Angela Merkel assistera au premier jour ; elle apparaît rarement à des événements du parti. Merz exige de la discipline et a limité le service d'alcool pendant les sessions. Le congrès réunit 1001 délégués, 1400 invités et plus de 500 représentants des médias. Le délégué le plus âgé est Heinz Riesenhuber (90 ans), le plus jeune Nico Grosse (22 ans). En Bade-Wurtemberg, où des élections ont lieu le 8 mars, Manuel Hagel (37 ans) perçoit un vent favorable de la CDU fédérale.