Les dirigeants de la CDU/CSU et du SPD ont tenu une réunion du comité de coalition de trois heures et demie sur le budget, la protection du climat et d'autres sujets, sans prendre de décisions concrètes. La session à la Chancellerie s'est déroulée confidentiellement, sans la conférence de presse habituelle. Des progrès ont été signalés sur le programme de protection du climat, tandis que des questions comme les prix des carburants avaient déjà été traitées par le cabinet.
Le comité de coalition du gouvernement fédéral, composé de représentants de l'Union (CDU/CSU) et du SPD, s'est réuni en soirée à la Chancellerie. La session était dirigée par le chancelier Friedrich Merz (CDU), les dirigeants du SPD Lars Klingbeil et Bärbel Bas, et le chef de la CSU Markus Söder. Pour la première fois, le ministre fédéral de l'Environnement Carsten Schneider (SPD), qui ne fait pas partie de la composition habituelle, a participé. Les discussions ont duré trois heures et demie, portant sur les questions budgétaires, la protection du climat, la réforme électorale, la tarification du CO₂, les redevances pour le réseau, le frein à l'endettement et la sécurité de base. Selon des sources proches des participants, aucune résolution concrète n'a été adoptée. Cependant, des progrès ont été notés sur le programme de protection du climat, avec des discussions productives sur la consolidation budgétaire et la sécurité de base. Les attentes pour la réunion avaient été modérées au préalable, car elle s'est déroulée confidentiellement sans annonces publiques des résultats. Le gouvernement fédéral doit soumettre son programme de protection du climat d'ici fin mars pour atteindre les objectifs CO₂ de 2030. Les propositions ministérielles actuelles sont insuffisantes, et l'amendement prévu à la loi sur le chauffage, qui autoriserait à nouveau l'installation de chauffages au gaz et au fioul, aggrave le défi. Le SPD voulait également aborder la flambée des prix des carburants due à l'attaque américano-israélienne sur l'Iran. Le cabinet avait anticipé cela plus tôt dans la journée : les stations-service ne peuvent désormais augmenter leurs prix qu'une fois par jour, et le gouvernement, comme les autres pays du G7, puise dans les réserves pétrolières pour stabiliser les approvisionnements.