Suite aux discussions initiales entre les développeurs d’Ubuntu et de Fedora, davantage de distributions Linux et BSD s’attaquent aux obligations de vérification d’âge en Californie, au Colorado, dans l’Illinois et ailleurs. Les réponses vont de plans de conformité minimaux à une résistance frontale, dans un contexte d’application incertaine pour les OS open source.
S’appuyant sur les premières discussions communautaires concernant la loi californienne AB 1043 Digital Age Assurance Act (effective en janvier 2027), plusieurs États américains dont le Colorado et l’Illinois font avancer des lois similaires. Celles-ci exigent des OS comme les variantes Linux et BSD qu’ils collectent des âges auto-déclarés lors de la configuration du compte et exposent des API pour que les applications interrogent les tranches d’âge, aidant au filtrage de contenu pour mineurs. Des propositions se profilent à New York et au Brésil. Ubuntu parent Canonical poursuit ses analyses juridiques sans plans fermes, tandis que les propositions communautaires incluent une interface D-Bus locale (org.freedesktop.AgeVerification1). elementary OS, basé sur Ubuntu, prévoit des actions préventives. Fedora explore des API locales ou des fichiers /etc pour les données d’âge. Le fabricant de Pop!_OS, System76, envisage des changements minimaux d’auto-attestation pour éviter un accès restreint aux applications. La résistance s’intensifie : Omarchy Linux de DHH rejette catégoriquement la loi californienne. Adenix GNU/Linux promet aucune vérification d’âge. MidnightBSD interdira les utilisateurs californiens de bureau via des changements de licence à partir de janvier 2027. Pas encore de nouvelles de Linux Mint, Arch Linux, SUSE ; NixOS attend les leaders des grandes distributions. Les défis d’application pour les projets communautaires persistent, façonnant des stratégies diverses.