Maud Gatel, cheffe de file du MoDem parisien, annonce son ralliement à Rachida Dati, candidate Les Républicains, pour les élections municipales de 2026 à Paris. Elle estime que Dati est la seule à rendre l’alternance possible face à la gauche. Ce soutien met en avant une convergence sur des priorités comme la réduction de la dette et l’adaptation au changement climatique.
Maud Gatel, présidente du groupe MoDem et indépendants au Conseil de Paris (huit élus) et secrétaire générale du parti de François Bayrou, a déclaré dans un entretien à La Tribune Dimanche le 14 décembre 2025 son soutien à Rachida Dati pour les municipales de mars 2026. «Il est temps d'ouvrir un nouveau chapitre, et nous nous sommes retrouvés dans les propositions de Rachida Dati», explique-t-elle.
Gatel pointe les problèmes actuels de Paris : dégradation de l'espace public, fuite des familles, mur budgétaire et dysfonctionnements à l'Aide sociale à l'enfance. «Notre capitale n'est plus administrée. Paris est un joyau. Maire de Paris, Rachida Dati saura lui redonner son éclat», ajoute l'ancienne députée. Elle souligne la convergence entre leurs projets, Dati s'étant engagée à reprendre des priorités du MoDem, comme la réduction de la dette pour adapter la ville au changement climatique et la fin de l'anarchie dans l'espace public.
Pour Gatel, Rachida Dati, actuelle ministre de la Culture et maire du 7e arrondissement, est «la seule candidate qui rend l'alternance possible», contrairement à Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons soutenu par Renaissance. Cette position est renforcée par la réforme électorale adoptée à l'été, permettant l'élection directe du maire. Interrogée sur une alliance avec Bournazel au second tour, Gatel indique que «Rachida Dati a très clairement dit que la liste du premier tour serait la même que celle du second».
Un sondage Ipsos pour Le Parisien, publié le 13 décembre, crédite la liste de gauche d'Emmanuel Grégoire de 32 % des intentions de vote au premier tour le 15 mars 2026, devant celle de Dati soutenue par le MoDem à 27 %, Bournazel à 14 % et Sophia Chikirou à 13 %.
Ce ralliement renforce la candidature de Dati à droite, dans un contexte de division à droite et de domination prévue de la gauche.