La ministre de la Culture, Rachida Dati, candidate Les Républicains pour la mairie de Paris, commence à détailler son programme sur la mobilité, la sécurité et le périscolaire. Soutenue par le MoDem, elle critique l'idéologie actuelle et propose des transformations urbaines pour les quais de Seine et la rue de Rivoli. Parallèlement, sa campagne dynamique sur les réseaux sociaux, avec des vidéos virales, agace la gauche en dénonçant le bilan d'Anne Hidalgo.
Rachida Dati, ministre de la Culture et candidate investie par Les Républicains (LR) pour la mairie de Paris, soutenue par le MoDem, dévoile progressivement son programme en vue des élections municipales. Face à un Paris qu'elle décrit comme « bloqué, fracturé, épuisé par une idéologie qui oppose les modes de déplacement », elle propose un « schéma global de mobilité ».
Sur les quais de Seine, loin d'un retour à la voiture, Dati envisage de les transformer en « grand parc urbain patrimonial ». Elle veut remplacer « les installations temporaires par un mobilier urbain plus qualitatif et respectueux de l’esthétique parisienne », réserver les quais bas aux piétons, réorienter les cyclistes sur les quais hauts et créer un espace de promenade continu, prolongeable au-delà de Paris.
Pour la rue de Rivoli, elle promet de « rééquilibrer les modes de déplacement » via l’élargissement des trottoirs pour les piétons, la sécurisation d’une piste cyclable bidirectionnelle et le rétablissement d’une voie bus.
Parallèlement, sa campagne survoltée sur les réseaux sociaux suscite des réactions. Depuis octobre, Dati publie des vidéos dynamiques où elle se met en scène sur le terrain, critiquant le bilan de la maire socialiste Anne Hidalgo, en poste depuis 2014, sur la propreté, la sécurité, la mobilité et le logement. Dans une vidéo du 12 décembre, elle visite le marché de Rungis, aidant les travailleurs à charger des marchandises et livrant des restaurateurs pour identifier les obstacles des livreurs.
« Il y a des endroits où la gauche ne va plus. Moi je vais partout, toutes les semaines », se vante-t-elle dans ses clips, qui cumulent des centaines de milliers de vues. Elle visite des logements sociaux mal entretenus ou des tunnels squattés par des sans-abri, comme sous les Halles. Cette approche agace à gauche, où l'on dénonce une mise en scène.