Le créateur Massimo Giorgetti a présenté la collection prêt-à-porter automne 2026 de MSGM à la Fondazione ICA de Milan, s’inspirant du monde de l’art et de motifs félins. Le défilé mettait en toile de fond des tableaux de l’artiste brésilienne Marina Rheingantz et explorait les thèmes de souvenirs nouveaux et revisités à travers des contrastes ludiques de style et de couleur. Les chats sont apparus comme motif central, reflétant les affinités personnelles de Giorgetti et ses succès commerciaux passés.
Massimo Giorgetti a transformé la Fondazione ICA de Milan en un espace art-meets-fashion pour le défilé prêt-à-porter automne 2026 de MSGM, tenu le 28 février 2026. Les murs du lieu arboraient des tableaux abstraits de l’artiste brésilienne Marina Rheingantz, influençant l’ambiance de la collection. Les liens de longue date de Giorgetti avec le monde de l’art ont brillé, notamment d’une récente exposition à Venise de la surréaliste Leonor Fini à la Galerie Tommaso Calabro, centrée sur les chats, et d’œuvres similaires de Stanislao Lepri. Les chats sont devenus un motif proéminent, marquant l’ère « féline » de MSGM. Un chat bengal se promenait sur un manteau maxi en éco-fourrure, tandis qu’un chaton noir et blanc apparaissait sur une chemise en satin duchesse, évoquant une vibe spooky. Un imprimé de chat noir en taille réelle ornait une chemise et une jupe en satin duchesse de soie, et des visages de chats duveteux décoraient des chaussures style mules. Ce thème faisait écho à un sweat-shirt MSGM de 2012 avec broderie de chat noir qui s’est vendu à 3 000 exemplaires. Giorgetti partage son affection pour les chats avec ses deux jack russell terriers nommés Pane et Coda. La collection, encadrée comme « nouveaux souvenirs » et « souvenirs revisités », a évité les reprises d’archives pour flirter avec les codes masculins et féminins. Une interview enregistrée de Fini diffusée dans la bande-son, où elle notait que chacun devrait être un peu androgyne et que le vrai style réside dans le chevauchement. Les looks de podium incluaient des tenues cocktail polies sapées par des combos denim lavé, un parka XXL doublé d’éco-fourrure suivi d’un débardeur fin avec petite rose et jupe satin duchesse évasée, et jupes crayons tweed ou tricot associées à des vestes de survêt’, chemisiers col haut ou tops vaporeux. Giorgetti a ressuscité des couleurs audacieuses comme vert lime, orange haute tension et fuchsia punchy pour parkas oversize, équilibrées par gris, noir et neutres. Éléments supplémentaires : imprimés roses criards, Tyvek métallisé et fausse fourrure à motifs animaux. Il décrivait la muse comme une habituée du milieu artistique lors d’événements comme Frieze ou Art Basel : « Elle clash joyeusement une ou deux couleurs. Peut-être fait-elle des fautes de style, ses accessoires sont fous, mais elle entre dans la pièce en irradiant ce rare mélange d’indépendance et d’esprit. » En coulisses, Giorgetti ajoutait : « J’étudie beaucoup les femmes et filles autour de Frieze, des galeries d’art... Elles sont bizarres, mais cool. » La bande-son incluait aussi « The Lovecats » de The Cure.