Marine Serre a collaboré avec le musée du Louvre pour sa collection prêt-à-porter automne 2026, présentant des pièces couture réalisées à partir de matériaux upcyclés comme des pièces de puzzle de la Joconde. La créatrice a renoncé à un défilé traditionnel pour mettre l'accent sur l'artisanat lent, présentant son travail via un lookbook mêlant art et sportswear. Il s'agit de sa seconde collaboration avec le musée, après un manteau de tapisserie upcyclé dans l'exposition Louvre Couture de l'année dernière.
La collection automne 2026 de Marine Serre s'inspire de son dialogue continu avec le Louvre, où elle avait déjà présenté un manteau de tapisserie upcyclé dans l'exposition «Louvre Couture» du musée. Pour cette saison, elle a créé cinq pièces couture uniques et une ligne capsule prévue pour un lancement en avril, en utilisant des T-shirts invendus de la boutique cadeaux du Louvre. nnUn pièce phare est une robe construite à partir de près de 3 000 pièces de puzzle représentant la «Joconde» de Léonard de Vinci, cousues ensemble sur une base renforcée et vernie, nécessitant 420 heures de travail. Serre a expliqué son approche lors d'une preview dans son quartier général parisien : «Mon objectif cette année est de présenter la mode et les vêtements comme une forme d'art, afin que les gens cessent de les voir comme quelque chose qui défile rapidement. Je voulais mettre les vêtements en contexte.». nnAyant sauté les podiums ces deux dernières saisons pour privilégier une confection méticuleuse, Serre a présenté la collection via un lookbook photographié par Arash Khaksari. Les images évoquent l'entrée dans une peinture, inspirées des chefs-d'œuvre animés par IA sur les réseaux sociaux, avec des éléments comme des blouses de poète à manches bouffantes, des robes à bustle et des encolures portrait infusées de détails sportswear. nnDes tissus techniques s'intègrent partout : corsages en jersey noir sur chemises blanches amidonnées, ceintures corset en néoprène sur tops T-shirt, et panneaux de maille transparente sur robes graphiques trompe-l'œil ornées de fourrure synthétique. Un design de jupe panier glisse comme une seconde peau, combinant tops scuba noirs avec jupes upcyclées de chemises blanches, T-shirts ou foulards de soie colorés, rembourrés aux hanches. Autres temps forts : une veste noire cintrée à encolure Renaissance et une robe colonne faite de 850 pinceaux à maquillage. nnSerre a insisté sur la transformation par l'effort : «Il s'agit de prendre des choses de faible valeur intrinsèque et de montrer comment le temps et l'effort humain investis dans chaque pièce la transforment finalement en création couture.». nnElle prévoit d'assister à la gala annuelle de levée de fonds du Louvre mardi, avec des invités portant ses créations, soulignant l'alignement avec le thème de cette année du Met Gala sur la mode et l'art.