Icicle Atelier, la ligne haut de gamme d’une marque basée à Shanghai et à Paris, a présenté sa collection prêt-à-porter automne 2026 au Musée des Arts Décoratifs à Paris. La présentation a mis en avant l’approche « natural way » de l’entreprise, axée sur les fibres naturelles et les techniques ancestrales. La directrice artistique Bénédicte Laloux a proposé des silhouettes plaisantes imprégnées d’expertise textile inspirée de la nature.
Le défilé automne 2026 d’Icicle Atelier s’est tenu dans une aile du Musée des Arts Décoratifs habituellement utilisée pour les expositions de mode. Publié le 6 mars 2026, le compte-rendu de la collection le décrivait comme arborant des « silhouettes plaisantes, presque familières Chinamaxxed avec une expertise textile basée sur la nature ».À l’étage supérieur, dans une galerie, les visiteurs ont exploré le « natural way » d’Icicle, une philosophie développée au fil des 30 ans de la marque, centrée sur les fibres naturelles dans leurs teintes originelles ou teintes avec des pigments naturels. L’exposition comprenait des silhouettes monochromes, chic et légères pour citadins, tirées de cinq lignes de produits correspondant aux cinq éléments chinois : métal, bois, eau, feu et terre. Les éléments accompagnants incluaient des œuvres d’art, des objets et des focus sur des techniques traditionnelles, comme un trench-coat lustré et généreusement proportionné réalisé en tissu Dong – un tissu de la province du Guizhou traité avec un apprêt au blanc d’œuf pendant le filage et le tissage pour sa brillance. Ailleurs, des détails montraient des cocktails à base de plantes utilisés pour colorer un cabas trapu.À l’étage inférieur, la collection de Bénédicte Laloux incarnait ces principes avec des volumes amples, des constructions d’apparence simple et des jeux subtils de proportions dans les cols, les poignets et les superpositions bouffantes. Les costumes pour hommes et femmes variaient en largeur mais gardaient un éclat décontracté. Les manteaux surdimensionnés avaient des cols larges, tandis que les hauts paraissaient taillés dans un seul rouleau de tissu. Les vestes arboraient des manches raglan modifiées, et les pulls des cols slash-neck. Des boucles et des panneaux flottants permettaient des options multi-usages, autorisant des ajustements sculpturaux. De près, les textures ressortaient, mettant en valeur des détails qui pourraient passer inaperçus lors d’un défilé.La collection puisait dans le savoir-faire textile millénaire de la Chine, en contraste avec les tendances éphémères d’internet comme le Chinamaxxing.