À la Fashion Week de Paris, Matthieu Blazy a présenté sa collection prêt-à-porter automne 2026 pour Chanel, sa deuxième, inspirée des idées de la fondatrice Coco Chanel sur des robes fonctionnelles et fantastiques. Le défilé au Grand Palais mettait en scène un décor de chantier de construction avec des grues aux couleurs primaires, symbolisant un travail en cours. Blazy s'est inspiré d'une interview de Coco Chanel des années 1950, mettant l'accent sur des robes qui « rampent » pour le jour et « volent » pour le soir.
La collection s'est ouverte sur des tailleurs jupe noirs simples en mélange de laine mérinos côtelée et de soie, rehaussés de boutons dorés, évoquant l'innovation de Coco Chanel qui élevait les vêtements de la classe ouvrière au rang de luxe. À mesure que le défilé progressait, il évoluait vers des looks plus élaborés, incluant des modèles à taille basse ceinturés des années 1920 qui allongeaient le torse, aux côtés de pièces iridescentes en cotte de mailles imprimée et tweeds en trompe-l'œil. Blazy a expliqué en coulisses, citant Coco Chanel d'une interview pour Le Figaro dans les années 1950 : « Il nous faut des robes qui rampent et des robes qui volent, parce que le papillon ne va pas au marché et la chenille n'assiste pas au bal. » Les points forts incluaient un ensemble top et jupe sans manches avec paillettes en nacre tricotées, des tailleurs jupe avec surpiqûres « action painting », et une nuisette en velours lurex scintillant avec broderies. La tenue de jour faisait référence aux silhouettes des années 1920, comme des twinsets soyeux à taille basse et des robes flappers en patchwork saupoudrées de broderie florale. Les options du soir allaient d'un manteau perlée de caviar avec bordure constellation argentée à des tailleurs en maille métallique avec motifs tweed imprimés. Le final était une petite robe noire en jersey fluide, simple de face mais avec un dos nu bas exposé ponctué d'une camélia suspendue. Blazy l'a décrite comme « cette révolution silencieuse, mais boom ». La bande-son remixait « Just Dance » de Lady Gaga avec des dialogues du film Billy Elliot, où le personnage décrit le ballet comme « de l'électricité », tandis que des mannequins comme Bavitha Mandava et Esther Kim défilaient. Le coiffeur Duffy a créé des chignons serrés, en clin d'œil à l'esthétique du ballet. Le décor du Grand Palais, avec des grues élancées en vert, jaune, rouge et bleu, évoquait les jeux de construction des enfants et la vision de Blazy de « construire un rêve ». Les tailleurs jupe signature apparaissaient en silicone et matériaux synthétiques avec sequins et fioritures florales. La première collection de Blazy a provoqué un pandémonium en boutiques, avec de longues files d'attente rapportées parmi les éditeurs et acheteurs.