Huit soldats des Forces de défense du Kenya (KDF) ont été inculpés devant un tribunal pour trafic de méthamphétamine d'une valeur supérieure à 192 millions de KSh. Le Bureau du directeur des poursuites publiques (ODPP) s'est opposé à leur libération sous caution, invoquant des risques d'ingérence auprès des témoins. La cour se prononcera sur la demande jeudi.
Huit soldats des Forces de défense du Kenya (KDF) sont comparus devant la magistrate principale senior Gladys Olimo au tribunal de Mombasa le 7 janvier 2026, accusés de trafic de méthamphétamine d'une valeur supérieure à 192 millions de KSh. Tous les officiers ont nié les accusations. Les procureurs ont déclaré que les suspects avaient été trouvés en possession de quantités variables de la drogue et avaient utilisé des locaux résidentiels pour la cacher. Le premier suspect a été accusé de trafic de 2 601 grammes valant 20,8 millions de KSh, tandis qu'un second a été accusé de complot de trafic. Un troisième suspect, non membre des KDF, a également été accusé de complot. Les troisième et quatrième suspects ont été accusés de complot pour trafiquer 14 321 grammes valant 114,6 millions de KSh, ainsi que de deux autres chefs d'accusation de trafic de 5 380 grammes (43 millions de KSh) et 8 941 grammes (71,5 millions de KSh). Un autre suspect non-KDF a fait face à des accusations similaires. Les cinquième et sixième suspects ont été accusés de complot pour trafiquer 1 319 grammes valant 10,5 millions de KSh, tandis que les septième et huitième ont été accusés de trafic de 2 535 grammes valant 20,2 millions de KSh. L'avocate générale Brenda Oganda de l'ODPP s'est opposée à la mise en liberté sous caution, déclarant au tribunal que la gravité des infractions et les antécédents militaires des suspects présentaient un risque réel d'ingérence auprès des témoins et de compromission des enquêtes. Cela fait suite à une opération de sécurité multi-agences il y a un mois, au cours de laquelle un dhow transportant 1 024 kilogrammes de méthamphétamine a été intercepté, certains officiers KDF étant accusés d'avoir volé des portions des drogues. Deux semaines plus tôt, sept soldats avaient été libérés après que l'ODPP n'ait pas pu poursuivre sans confirmation du chimiste gouvernemental que les substances étaient des stupéfiants. La cour doit statuer sur la demande de mise en liberté sous caution jeudi, décidant si les accusés resteront en détention ou seront libérés sous conditions strictes.