Le dirigeant senior du Congrès P. Chidambaram a approuvé l'adoption de l'intelligence artificielle en Inde, soulignant son potentiel pour stimuler la productivité, tout en exprimant des préoccupations concernant des pertes d'emplois massives. Dans son article d'opinion, il discute des impacts différenciés sur les économies développées et en développement et appelle à des mesures pour aligner la technologie sur l'employabilité. Il s'interroge sur le rôle que joueront les humains si l'IA gère la plupart des travaux.
L'intelligence artificielle est prête à améliorer les capacités humaines et la productivité, selon P. Chidambaram, ancien ministre des Finances et dirigeant senior du Congrès. Dans sa chronique publiée le 22 février 2026, il reconnaît la vision du Premier ministre Narendra Modi selon laquelle l'IA ouvrira les portes de l'avenir et de la fortune. Cependant, Chidambaram met en garde contre les craintes de déplacement d'emplois, particulièrement dans les rôles routiniers tels que les émetteurs de billets, les receveurs de bus, les sténographes et les guichetiers bancaires. Il se réfère à un résumé de l'essai du PDG d'Anthropic, Dario Amodei, qui prédit que l'IA pourrait perturber les marchés du travail à une vitesse sans précédent, affectant les emplois à col blanc. Une étude en Inde indique que l'IA peut reconnaître les castes, soulevant des préoccupations sur les biais intégrés. Des exemples incluent l'automatisation par Microsoft de tâches à col blanc menant à des milliers de suppressions d'emplois en 2025, et Tata Consultancy Services libérant plus de 12 000 employés cette année-là. L'investisseur Vinod Khosla prévoit l'élimination des services informatiques et la disparition quasi totale des entreprises BPO dans cinq ans. L'Inde fait face à un taux de chômage officiel de 5,1 %, avec un chômage des jeunes à 15 %, et 55 % des employés en auto-emploi ou travail occasionnel. Chidambaram note que le dividende démographique de l'Inde est grevé par la baisse des inscriptions scolaires au-delà du primaire et un taux brut d'inscription dans l'enseignement supérieur de 45-50 %, où de nombreux diplômes ne préparent pas les diplômés à l'emploi. Le Conseiller économique en chef distingue les effets de l'IA : une aubaine pour les économies avancées confrontées à un déclin démographique, mais un test de stress pour les nations en développement comme l'Inde. Chidambaram plaide pour la création d'emplois diversifiés, la séparation des filières académiques et professionnelles dans l'enseignement secondaire supérieur, la fermeture des cours 'réussis' inefficaces, et des investissements dans l'éducation, la santé et l'environnement. Il insiste sur le soutien aux MSMEs, qui créent la plupart des emplois, et exige que les adoptants de l'IA génèrent un emploi équivalent. L'Inde a besoin d'au moins 80 lakh emplois par an, déclare-t-il. Chidambaram envisage un avenir dystopique avec moins d'emplois, se demandant ce que feront les humains si l'IA apporte la prospérité mais élimine le travail, une activité humaine définissante.