Les militants philippins appellent à briser le silence sur les combustibles fossiles à la COP30

Des militants climatiques philippins au sommet de l'ONU COP30 au Brésil ont appelé la délégation philippine à s'exprimer contre l'absence d'un plan de sortie des combustibles fossiles dans les négociations. Ils qualifient le silence du gouvernement de fiasco diplomatique et moral au milieu des typhons dévastateurs récents au pays. Le dernier texte de projet omet la feuille de route, bloquant les discussions sur une transition énergétique juste.

La conférence de l'ONU sur le changement climatique, COP30, s'est ouverte la semaine dernière à Belém, au Brésil, alors que les Philippines se remettaient des typhons successifs Tino (Kalmaegi) et Uwan (Fung-wong), qui ont provoqué des inondations et des destructions généralisées. Le 21 novembre, l'activiste pour la justice climatique Yeb Saño a publié une déclaration critiquant l'inaction de la délégation philippine concernant la feuille de route de sortie des combustibles fossiles absente des négociations.

Saño a mis en lumière le coût humain, déclarant : «Tandis que la délégation philippine reste silencieuse ici à Belém, notre peuple patauge encore dans les eaux des inondations causées par les typhons Tino (Kalmaegi) et Uwan (Fung-wong) au pays.» Il a qualifié ce silence de «trahison» envers ceux qui ont perdu leurs maisons et leurs proches, ajoutant : «Nous ne pouvons pas prétendre être le visage de la vulnérabilité climatique tout en restant sur la touche et en laissant perdurer l'appareil des combustibles fossiles.» Saño a qualifié le manque de soutien de «fiasco diplomatique et moral».

La présidence de la COP a publié vendredi un nouveau texte de négociation provisoire, connu sous le nom de Texte Mutirão, qui exclut toute mention de la feuille de route de sortie. Ce document vise à s'aligner sur la limite de 1,5 degré Celsius de l'Accord de Paris via une transition énergétique juste. Le soutien à la feuille de route vient d'un mélange de nations riches et en développement, mais son omission a bloqué les discussions.

Aksyon Klima Pilipinas, une coalition de groupes climatiques, a exhorté la délégation à prendre la tête d'une «transition urgente et juste loin des combustibles fossiles». Le Center for Energy, Ecology, and Development (CEED) a fait écho, la directrice exécutive Avril de Torres qualifiant le silence d'«assourdissant» et le manque de pression de «décourageant». Torres a insisté : «Nos réalités climatiques exigent que le gouvernement philippin défende non seulement des compensations pour les pertes et dommages, mais aussi l'élaboration d'une feuille de route mondiale pour sortir des combustibles fossiles comme question de survie.» Elle a pressé la présidence de la COP et les nations développées de garantir un avenir sans fossiles, avertissant : «Nous ne pouvons pas nous permettre de quitter Belém avec moins que cela.»

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