Conseiller PT cherche à suspendre les avantages de Bolsonaro

Pedro Rousseff, conseiller municipal de Belo Horizonte du parti PT et petit-neveu de l'ancienne présidente Dilma Rousseff, a déposé une plainte devant un tribunal fédéral pour suspendre les avantages accordés à l'ex-président Jair Bolsonaro. Il affirme qu'aucune loi ne prévoit de tels privilèges pour un ancien dirigeant condamné et emprisonné.

Pedro Rousseff (PT-MG), conseiller municipal à Belo Horizonte et petit-neveu de Dilma Rousseff (PT), a déposé une plainte auprès du Tribunal civil de la section judiciaire de Belo Horizonte, relevant du Tribunal fédéral de la capitale du Minas Gerais, pour suspendre les avantages fournis à l'ex-président Jair Bolsonaro (PL). Cette action, déposée le 1er décembre 2025, repose sur l'absence de disposition légale pour les anciens dirigeants privés de liberté.

La plainte fait référence à des rapports indiquant que Bolsonaro, condamné par la Cour suprême fédérale (STF) à 27 ans et trois mois de prison pour un complot de coup d'État, continue d'avoir accès à quatre membres du personnel pour la sécurité et le soutien, deux véhicules officiels avec chauffeurs et deux conseillers commissionnés. De plus, il y a des dépenses administratives telles que des billets de voyage, des indemnités journalières, du carburant et l'entretien des véhicules, le tout financé par l'État.

Rousseff argue que la loi ne prévoit 'en aucune hypothèse, la situation d'un ancien président criminalement condamné et privé de liberté'. Le décret réglementaire, selon la plainte, suppose que l'ex-chef d'État reste dans la vie publique, confronté à des risques spécifiques et participant à des engagements qui justifient la logistique, la sécurité et le soutien consultatif. 'Une fois emprisonné, aucune de ces bases ne subsiste', indique le texte. Maintenir de telles ressources pour une personne incarcérée constituerait un 'détournement de finalité', car la structure est destinée à protéger les anciens chefs d'État dans leurs activités civiles, et non ceux sans participation publique.

Le conseiller affirme également un préjudice aux fonds publics par des dépenses sans cause publique, sans objectif constitutionnel et sans utilité sociale. L'affaire suit son cours devant les tribunaux, sans date d'audience fixée.

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