Deux explosions de faible intensité survenues près de sites de sécurité à Jalandhar et Amritsar le 5 mai ont déclenché des accusations politiques au Pendjab. Le ministre en chef Bhagwant Mann a blâmé le BJP, tandis que la police de l'État a pointé du doigt l'ISI pakistanais.
Le Pendjab a été secoué par des explosions mardi soir. La première s'est produite vers 20 heures devant le quartier général de la Force de sécurité des frontières à Jalandhar. La seconde a eu lieu trois heures plus tard près d'un camp de l'armée dans le village de Khasa, à Amritsar.
Le ministre en chef Bhagwant Mann a accusé le BJP d'avoir orchestré ces incidents pour semer la peur à l'approche des élections législatives de 2027. Il a affirmé que de tels actes constituaient la méthode habituelle du parti avant les scrutins. Les dirigeants de l'opposition, issus du Congrès et du Shiromani Akali Dal, ont qualifié ces remarques d'immatures et y voient une tentative de détourner l'attention des problèmes liés à l'ordre public.
Le directeur général de la police, Gaurav Yadav, a décrit les deux explosions comme étant de faible intensité et les a liées à l'anniversaire de l'opération Sindoor. Il a indiqué que l'incident d'Amritsar semblait être l'œuvre de l'ISI pakistanais et a noté qu'un groupe se faisant appeler l'Armée de libération du Khalistan avait revendiqué l'explosion de Jalandhar, bien qu'il ait qualifié cette organisation d'inexistante. Des enquêtes médico-légales et des analyses de vidéosurveillance sont en cours, sans qu'aucune victime ne soit à déplorer.