Les factures d'électricité pour les consommateurs bénéficiant du tarif réglementé PVPC restent similaires à celles de février et inférieures de 5 % à celles de mars 2025, malgré le conflit au Moyen-Orient. Le gouvernement a compensé la hausse des coûts par des baisses d'impôts entrées en vigueur le 22 mars. La facture moyenne pour un consommateur type s'élève à environ 53,71 euros.
La facture d'électricité pour un consommateur type disposant d'une puissance de 4,4 kW et d'une consommation de 60 kWh en heures pleines, 70 kWh en heures creuses et 120 kWh en heures super-creuses atteint 53,71 euros en mars, selon le simulateur de la CNMC. Ce chiffre est presque identique aux 53,19 euros de février et inférieur de 5 % aux 56,29 euros de mars 2025.
Le gouvernement a rétabli des baisses d'impôts dans le contexte de la guerre en Iran et de la fermeture du détroit d'Ormuz : la TVA passe de 21 % à 10 %, la taxe spéciale sur l'électricité passe de 5,1 % à 0,5 % et l'impôt sur la valeur de la production d'électricité est suspendu, conformément au BOE du 21 mars. Appliquées depuis le 22 mars, ces mesures permettent d'économiser jusqu'à 20 euros par mois pour les foyers importants, selon les entreprises de services publics.
Le prix moyen sur le marché de gros s'est établi à 41,5 euros/MWh, soit 22 % de moins que l'année dernière, grâce à une production renouvelable atteignant 65,1 % au 30 mars. L'Espagne traverse la crise mieux que ses voisins comme la France (64 euros/MWh), l'Allemagne (99 euros/MWh) ou l'Italie (143 euros/MWh).