Rachida Dati, candidate Les Républicains (LR) arrivée deuxième au premier tour des municipales à Paris avec 25,46 % des voix, et Pierre-Yves Bournazel, de Horizons-Renaissance crédité de 11,34 %, ont scellé un accord de fusion de leurs listes lundi après-midi. Ils visent à unir la droite et le centre face au socialiste Emmanuel Grégoire, en tête avec 37,98 %, et une gauche divisée incluant Sophia Chikirou (LFI) à 11,73 %.
Le premier tour des élections municipales à Paris, tenu dimanche 15 mars 2026, a vu Emmanuel Grégoire (PS) devancer largement Rachida Dati (LR) avec 37,98 % contre 25,46 %. Pierre-Yves Bournazel (Horizons, soutenu par Renaissance) a obtenu 11,34 %, proche de Sophia Chikirou (LFI) à 11,73 % des suffrages exprimés. Les deux rivaux de droite et du centre, qui ne s'étaient pas entretenus en tête-à-tête depuis près de trois ans, se sont rencontrés lundi après-midi pour mettre de côté leur inimitié passée et fusionner leurs listes en vue du second tour dans sept jours environ (22 mars 2026). Cet accord repose sur un objectif commun d'alternance face à une gauche au pouvoir depuis 2001 et accusée d'abîmer Paris depuis 25 ans. Rachida Dati détaille dans un entretien au Figaro : « Le fondement de l’accord avec Pierre-Yves Bournazel, c’est l’objectif commun de l’alternance et le projet d’une capitale restaurée contre une gauche qui abîme Paris depuis vingt-cinq ans. » Les mesures clés incluent la protection des enfants dans le périscolaire, la priorité aux travailleurs pour les logements sociaux, l'accession sociale à la propriété, la couverture du périphérique et la transformation écologique. La liste fusionnée respecte l'équilibre des voix du premier tour, avec une proposition de Dati à Bournazel de figurer en deuxième position. Dati appelle : « J’appelle tous ceux qui ne veulent plus de cette gauche sectaire à se rassembler. »