Lors d'un débat télévisé le 24 février 2026, le maire écologiste de Lyon Grégory Doucet s'est dit prêt à s'allier avec la candidate LFI Anaïs Belouassa Cherifi au second tour des élections municipales, sous conditions. Le débat, opposant les principaux candidats, a été marqué par les discussions sur la mort du militant Quentin Deranque et les questions de sécurité. Jean-Michel Aulas, favori des sondages, a été attaqué sur son bilan et ses soutiens politiques.
Le 24 février 2026, à moins de trois semaines du premier tour des élections municipales à Lyon, prévu les 15 et 22 mars, les quatre principaux candidats se sont affrontés lors d'un débat organisé par BFMTV en partenariat avec Le Figaro. Grégory Doucet, maire écologiste sortant, Jean-Michel Aulas, soutenu par la droite et le centre (43 % des intentions de vote selon un sondage Elabe), Anaïs Belouassa Cherifi (LFI, 10 %) et Alexandre Dupalais (UDR-RN, 6 %) ont débattu de sécurité, d'alliances et de la mort de Quentin Deranque, un militant d'extrême droite de 23 ans battu à mort le 12 février à Lyon.
Doucet a qualifié ce drame de « bouleversant » et a ouvert la porte à une alliance avec Belouassa Cherifi au second tour, « mais à certaines conditions », notamment que personne dans son équipe ne soit « impliqué dans des violences ». Il a ajouté : « Le soir du premier tour, les Lyonnais et les Lyonnaises nous auront envoyé un message » et qu'il serait de « notre responsabilité » de l'entendre. Belouassa Cherifi a répondu que sa priorité est d'empêcher Aulas de devenir maire : « Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que ce ne soit pas le cas. »
La mort de Deranque, liée à des suspects issus de la Jeune Garde antifasciste (fondée en 2018 par le député LFI Raphaël Arnault et dissoute en juin 2025), a dominé les échanges. Belouassa Cherifi a condamné les violences tout en se disant « militante antifasciste ». Le gouvernement a saisi la justice pour une possible reconstitution du groupe, et Emmanuel Macron a demandé des procédures de dissolution contre ses émanations locales. Une marche hommage à Deranque a réuni 3 200 personnes le samedi précédent, entachée de saluts nazis.
Sur la sécurité, Aulas propose un renforcement de la vidéoprotection, critiquant l'absence de caméras dans certains arrondissements. Doucet défend son bilan, notant le faible taux de délinquance dans le 4e arrondissement, et annonce 50 agents anti-incivilités. Dupalais veut 5 000 caméras et 30 policiers de proximité, tandis que Belouassa Cherifi privilégie une police de proximité sans armes à feu.
Aulas, novice en politique à 76 ans, s'est présenté comme candidat de la société civile, mais a été accusé d'être une « coquille vide » par Belouassa Cherifi et « à côté de la plaque » par Doucet. Dupalais l'a attaqué sur ses soutiens LR et Macron, qu'Aulas défend comme pertinents sur de nombreux sujets.