Dans un contexte de recul des ambitions écologiques au niveau national, des mesures environnementales emblématiques deviennent plus consensuelles à l'échelle municipale. À Paris, la candidate Les Républicains Rachida Dati intègre des propositions vertes dans son programme pour les élections des 15 et 22 mars 2026. Cependant, certains sujets demeurent conflictuels.
Les élections municipales de 2026 en France mettent en lumière un contraste entre le niveau national et local sur les questions écologiques. Au national, les mesures environnementales font face à des attaques successives, mais localement, elles gagnent en consensus. Par exemple, à Paris, Rachida Dati, maire du 7e arrondissement et candidate Les Républicains (LR), propose la végétalisation de la place de la République, la préservation de la politique en faveur du vélo, le « débitumage » de la capitale et la transformation en « ville éponge ». Elle envisage aussi de convertir les voies sur berge en un « grand parc urbain patrimonial ».
Ces idées tranchent avec l'opposition passée. En 2010, une votation citoyenne s'était opposée à la piétonnisation des voies sur berge voulue par le maire socialiste Bertrand Delanoë, mesure devenue emblématique sous Anne Hidalgo. L'Union pour un mouvement populaire, ancêtre de LR, préconisait alors un recouvrement partiel. Aujourd'hui, Sarah Knafo, candidate de Reconquête !, reprend ce projet.
Malgré la connaissance de Rachida Dati de la sociologie électorale parisienne, ses propositions contrastent avec l'ambiance nationale. Le backlash écologique s'arrête-t-il aux portes des mairies ? « Le backlash n’existe pas au niveau local, affirme Christophe Bouillon, maire divers gauche de Barentin (Seine-Maritime) et président de l’Association des petites villes de France. Les électeurs sont demandeurs de ces mesures. » Des sujets comme l'isolation des bâtiments sont également plus consensuels localement, bien que certains conflits persistent.