Malgré des rapprochements locaux et une porosité électorale, aucun mouvement de masse de la droite vers le Rassemblement national n'a eu lieu en vue des élections municipales des 15 et 22 mars 2026. Un proche d'Éric Ciotti envisageait un 'front républicain inversé' contre la gauche, inspiré du 'tonnerre de Dreux' de 1983. Du côté du RN, Jordan Bardella se dit ouvert à des discussions pour des listes d'union au second tour face à une menace de l'extrême gauche.
Les élections municipales de 2026, prévues les 15 et 22 mars, ne montrent pas pour l'instant de rapprochement massif entre la droite et l'extrême droite, malgré une porosité de l'électorat et des initiatives locales. Un proche d'Éric Ciotti, président de l'Union des droites pour la République (UDR), avait évoqué il y a deux mois l'idée d'un « front républicain inversé contre la gauche », qualifié de « 1 000 fois Dreux 83 », en référence à la première alliance de second tour entre droite et extrême droite lors d'une élection municipale partielle à Dreux en 1983, qui avait permis de battre la gauche.
Cette source anonyme affirmait : « Ça va arriver, des maires de sous-préfecture, LR [Les Républicains], divers droite, qui veulent s’entendre entre les deux tours. Ils sont déjà nombreux à vouloir dealer ». Cependant, le siège de LR à Paris peinerait à contenir un tel incendie.
Au Rassemblement national (RN), on conditionne toute alliance à une menace d'une victoire « insoumise ». Jordan Bardella, interrogé le samedi 7 février sur BFM-TV, a déclaré : « Je ne suis pas fermé à ce qu’il y ait des discussions sur de potentielles listes d’union ou listes de rassemblement au second tour, s’il y a un danger de voir l’extrême gauche s’emparer d’un certain nombre de municipalités ».
Ces positions illustrent les tensions persistantes au sein de la droite française, sans alliances généralisées à ce stade.