Le Rassemblement national s'invite aux municipales en Corrèze

Pour la première fois, le Rassemblement national (RN) est en mesure de présenter des listes dans cinq communes corréziennes lors des élections municipales de 2026. Cette percée s'appuie sur le succès du parti aux élections européennes et législatives de 2024 dans cette région historiquement ancrée à gauche et au gaullisme. Des élus sortants et habitants expriment leur surprise face à cette nouveauté.

La Corrèze, terre historiquement marquée par des influences communistes, gaullistes et socialistes, voit émerger une présence inédite de l'extrême droite aux élections municipales de 2026. Le Rassemblement national, héritier du Front national cofondé par Jean-Marie Le Pen, prépare des candidatures dans cinq communes : Tulle, Brive-la-Gaillarde, Allassac, Saint-Pantaléon-de-Larche et Uzerche. Dans d'autres bourgs, des listes partageant les idées du RN pourraient se présenter sans son logo.

À Uzerche, qualifiée de « perle du Limousin », le maire communiste sortant Jean-Paul Grador, engagé depuis trente ans, réagit avec stupeur. « Non », dit-il, il n'aurait « jamais » imaginé cela au moment de passer le relais. Fils de résistant et ancien cheminot, il ajoute : « Nos anciens doivent se retourner dans leur tombe. La Corrèze, une terre martyre, une terre de résistance et d'accueil… On se croyait préservés. »

Cette avancée du RN s'explique par sa percée aux élections de 2024. Catherine Chambras, première adjointe et candidate sans étiquette sur une liste de gauche à Uzerche, note : « Chez nous, ils faisaient un petit 10 % [9 % aux législatives en 2017 et 15 % à celles de 2022]. En 2024, ils sont passés à 30 %. Des chiffres qu'on n'avait jamais vus par ici. » Cette hausse avait conduit l'ancien président François Hollande à se présenter dans la 1re circonscription, qu'il a remportée.

Les réactions soulignent le contraste avec l'histoire modérée de la région, où la gauche et le gaullisme ont longtemps dominé. Des portraits de figures comme François Mitterrand, Jacques Chirac et François Hollande ornent la salle des mariages d'Uzerche, rappelant ce passé.

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