À l'approche des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, l'accès aux soins émerge comme une préoccupation majeure pour les habitants, particulièrement dans les zones touchées par les déserts médicaux. Les maires et candidats sont constamment interpellés sur ce sujet, malgré leurs compétences limitées. Des initiatives locales se multiplient pour attirer des médecins, mais des obstacles persistent.
Les déserts médicaux s'étendent en France, plaçant la santé au centre des élections municipales prévues les 15 et 22 mars 2026. De nombreux maires estiment que ce thème n'a jamais été aussi prioritaire, particulièrement dans les petites communes.
Christophe Bouillon, maire divers gauche de Barentin (Seine-Maritime) et président de l'Association des petites villes de France, observe une accélération de cette tendance. « Il y a une accélération, estime-t-il. En 2020, le sujet était déjà présent, bien sûr, mais ça l’est encore plus. »
Gil Avérous, maire de Châteauroux (ex-Les Républicains) et président de Villes de France, qui représente les villes moyennes de 10 000 à 100 000 habitants, partage ce constat. « La santé est devenue le sujet prioritaire de tous mes collègues, dit-il. Aujourd’hui, c’est la demande première que j’entends chez mes administrés. »
Bien que les maires n'aient pas de compétences directes en matière de santé, ils bénéficient d'une clause de compétence générale leur permettant d'intervenir. La pression des citoyens les pousse à agir, car ils sont les premiers interlocuteurs. Comme le soulignent de nombreux édiles : « Ce n’est pas à la porte des agences régionales de santé que les citoyens vont frapper, c’est à nous qu’ils demandent des comptes. »
Face à ces difficultés d'accès aux soins, les initiatives locales pour attirer des professionnels de santé se sont multipliées. Cependant, des limites importantes demeurent, rendant les élus partagés entre impuissance et actions multiples.