À l'approche des élections municipales, les maires se retrouvent au cœur des projets d'énergie renouvelable, malgré les oppositions locales. À La Celle-Saint-Cyr, la maire candidate renonce aux réunions publiques pour éviter les débats anti-éoliens. Ces initiatives visent à réduire la dépendance aux énergies fossiles importées.
Les élus locaux jouent un rôle pivotal dans la transition énergétique en France, particulièrement en vue des municipales. Contrairement au parc nucléaire centralisé, les projets d'énergies renouvelables comme les éoliennes, parcs solaires, réseaux de chaleur ou méthaniseurs se déploient à l'échelle territoriale, disséminés partout dans le pays.
À La Celle-Saint-Cyr, commune de 840 habitants dans l'Yonne, la maire sans étiquette Marie-Hélène Gouedard, candidate à sa réélection, a décidé de ne pas organiser de réunions publiques. « Ça va partir sur un truc uniquement anti-éolien », explique-t-elle, regrettant cette polarisation. Un projet de trois éoliennes a été lancé en 2015 sur une parcelle communale. Une association locale s'est formée pour s'opposer, et un recours judiciaire est en cours. « Depuis, c’est la guerre au village », résume la maire.
Bien que les maires ne soient pas toujours à l'initiative de ces grands chantiers, ils en sont les premiers interlocuteurs pour les faire avancer. Ces projets contribuent à la souveraineté énergétique en remplaçant progressivement le pétrole et le gaz importés. Cependant, ils s'accompagnent souvent de crispations locales, plaçant les élus au centre des tensions.