À 80 ans, Laurent Cathala, maire socialiste de Créteil depuis 49 ans, lance sa neuvième campagne municipale malgré une promesse antérieure de ne pas se représenter. Il vise à barrer la route à La France insoumise et à achever des projets d'aménagement urbain. Son alliance se limite au Parti communiste, les Écologistes ayant décliné l'invitation.
Laurent Cathala, élu socialiste à la tête de Créteil depuis 1977, entame sa neuvième campagne pour les élections municipales. Âgé de 80 ans, il balaie les critiques sur son âge : « On me parle de l’âge du maire, mais j’ai encore des choses à faire », déclare-t-il. Il y a six ans, il avait promis que l'élection de 2020 serait la dernière, mais il revient pour « faire barrage à La France insoumise » : « Je n’ai pas envie de leur laisser les clés de l’hôtel de ville. »
Malgré une opposition faible, La France insoumise pourrait poser un défi. Cathala présente une liste renouvelée intitulée « Bien ensemble », en alliance exclusive avec le Parti communiste. Les Écologistes ont refusé de rejoindre après que le maire a écarté la fermeture de l'usine d'incinération de son programme.
Le candidat insiste sur la stabilité et l'expérience pour achever ses projets. Parmi eux, une rénovation urbaine dans le quartier prioritaire du Haut du Mont-Mesly incluant un parc, un espace vert dans un nouveau complexe de 800 logements près de la future gare du Grand Paris Express, et une ferme pédagogique. « Je veux terminer mon travail d’aménagement de la ville », affirme-t-il, décrivant Créteil comme une ville qu'il a « dans la chair ».
Cathala, ancien proche de Laurent Fabius, met en avant son attachement à la commune, préfecture du Val-de-Marne. Son bureau regorge de cadeaux des joueurs de l'équipe de football locale, symboles de ses décennies à la mairie.