Gérard Larrat, maire divers droite de Carcassonne depuis 2014, a annoncé sa candidature pour un troisième mandat aux élections municipales de mars, contredisant ses déclarations de 2020. Âgé de 84 ans, il justifie cette décision par un sens de la responsabilité face à la candidature du député RN Christophe Barthès. Cette annonce a provoqué des départs au sein de sa majorité.
En juillet 2020, lors de la première séance du conseil municipal au Palais des congrès de Carcassonne, Gérard Larrat avait affirmé que c'était « le premier jour de [son] dernier mandat ». Réélu cinq jours plus tôt avec 47,2 % des voix, l'édile de la ville de l'Aude, comptant 46 500 habitants, semblait alors tracer une ligne claire sur son avenir politique.
Près de six ans plus tard, le 5 décembre 2025, Gérard Larrat a officialisé sa reconduction pour les municipales de mars. Cette volte-face survient alors que deux adjoints de sa majorité s'étaient déjà portés candidats, entraînant des départs en cascade au conseil municipal. « Il y a des moments où il faut prendre ses responsabilités », a-t-il expliqué. En 2020, il avait lancé un programme sur dix ans, espérant qu'un membre de son équipe prendrait le relais, mais cela n'a pas été le cas. « C'est du courage, du courage politique, car j'avais envie de faire autre chose », a-t-il reconnu.
À la tête de Carcassonne depuis 2014, le maire sortant défend son bilan, soulignant la création de la Cité des sports et un investissement de plus de 4 millions d'euros dans la rénovation des façades des bâtiments et des vitrines du centre-ville et de la cité médiévale. Cette décision intervient sous la pression de la candidature de Christophe Barthès, député d'extrême droite du Rassemblement national (RN), qui vise la mairie.
L'annonce de Gérard Larrat a créé des remous dans son propre camp, illustrant les tensions internes à l'approche des élections.