À Évry-Courcouronnes, la gauche présente deux listes pour reprendre la mairie, longtemps dirigée par Manuel Valls. Le maire sortant Stéphane Beaudet, ancien LR sans étiquette, brigue un cinquième mandat dans une campagne tendue marquée par des incidents et des menaces.
Stéphane Beaudet, âgé de 53 ans et ancien membre des Républicains (LR) désormais sans étiquette, est candidat à un cinquième mandat à la tête d'Évry-Courcouronnes, préfecture de l'Essonne. La ville a été dirigée pendant longtemps par Manuel Valls, figure de la gauche avant son passage au gouvernement.
La campagne électorale pour les municipales de 2026 s'annonce disputée. Deux listes de gauche sont en lice pour reconquérir la commune, qui constitue une cible prioritaire pour La France insoumise. Beaudet alterne entre moments positifs, comme des porte-à-porte sympathiques, des remises de trophées et l'inauguration d'une maison des services publics accompagnée de pas de danse, et des tensions plus sombres.
Lors d'une rencontre dans un café face à l'hôtel de ville, le maire reçoit un appel signalant une voiture en flammes près de son domicile. « Qu’est-ce que c’est que cette connerie ? », réagit-il avec inquiétude. La police confirme rapidement qu'il s'agit d'un problème mécanique, sans acte intentionnel ni intimidation. Beaudet, sur le qui-vive, exprime ses craintes : « J’ai peur que ce ne soit plus que cela » pour le quotidien d'un élu en France en 2026.
Parallèlement, il fait face à des attaques virulentes sur TikTok, des injures et des menaces de mort, rendant l'atmosphère électorale particulièrement lourde.