À 46 ans, le maire sortant de Narbonne, Bertrand Malquier, sans étiquette, a dévoilé ses colistiers deux mois avant le premier tour des élections municipales de 2026. Successeur de Didier Mouly décédé en 2023, il vise à conserver son siège face à une gauche divisée et deux listes d'extrême droite, dont celle du Rassemblement national. Il entend poursuivre l'héritage familial des Mouly dans cette ville de 56 700 habitants.
Bertrand Malquier, avocat apolitique de 46 ans, entame sa première campagne électorale en tant que candidat à la mairie de Narbonne pour les élections de 2026. Nommé maire en octobre 2023 par le conseil municipal après le décès de Didier Mouly, âgé de 72 ans, le 8 octobre de la même année, il avait auparavant servi comme premier adjoint depuis 2014. Didier Mouly, divers droite, avait été réélu en 2020.
Lors d'une présentation au chapiteau du Parc des sports, Malquier a révélé les noms de ses colistiers, cherchant à devancer ses cinq adversaires. Il fait face à une opposition incluant une gauche fragmentée et deux listes d'extrême droite, l'une menée par le Rassemblement national.
Malquier admet avoir pris des libertés par rapport au programme de son prédécesseur. « Je me suis autorisé quelques latitudes sur le programme qui me tenaient à cœur et sur lesquelles nous n’étions pas forcément d’accord », a-t-il déclaré. Parmi ces choix figure le maintien des Grands Buffets à Narbonne, un restaurant servant 400 000 couverts par an, dont le fondateur envisageait de partir pour Carcassonne en raison de tensions avec Mouly.
La ville de Narbonne, la plus grande de l'Aude avec 56 700 habitants, porte l'empreinte de la famille Mouly. Hubert Mouly, père de Didier, a été élu maire en 1971 et a transformé la commune en « maire bâtisseur », en dotant Narbonne d'un parc des sports et de l'amitié, d'un parc des expositions et d'un théâtre scène nationale. Il a démissionné en 1999 après 28 ans au pouvoir. Son fils Didier a poursuivi cet héritage en inaugurant une salle de spectacle de 5 000 places et en contribuant au financement de Narbo Via, le musée de la romanité.