Rogelio Singson, au milieu de débats en cours sur la durée de vie et les pouvoirs de la Commission indépendante pour les infrastructures (ICI), a confirmé sa démission effective le 15 décembre, invoquant une pression sur sa santé due à l'enquête sur un scandale massif de corruption des infrastructures. Il a nié toute pression et a souligné les limitations logistiques de la commission.
Suite à la récente controverse sur la durée attendue de l'ICI —l'Ombudsman Jesus Crispin Remulla prédisant une courte vie et le président Andres Reyes Jr. estimant deux ans—, le commissaire Rogelio Singson, ancien secrétaire aux Travaux publics, a confirmé sa démission. L'ingénieur industriel de 77 ans a cité le stress intense de l'enquête sur des centaines de milliards de pots-de-vin liés à des projets de contrôle des inondations comme un impact sur sa santé.
Singson a soumis sa démission de courtoisie irrévocable de 30 jours à la mi-novembre, qui serait acceptée par défaut si ignorée par Malacañang. Il a retardé l'annonce publique en attendant la réponse présidentielle, mais après le silence, le président Andres Reyes Jr. l'a divulguée le 3 décembre. Son dernier jour coïncide avec le 15 décembre, qui chevauche l'audience finale de l'année impliquant l'ancienne sous-secrétaire Maria Catalina Cabral.
Singson a comparé les contraintes de l'ICI à « être envoyé à la guerre sans armes », manquant d'autorité pour contraindre les témoins ou procéder à des arrestations, malgré les ordres limités de soutien supplémentaire du président Ferdinand Marcos Jr. Il a insisté sur l'absence de compromis et affirmé son intégrité pendant son mandat.
Des rumeurs circulent sur une autre démission, peut-être celle de Rossana Fajardo, selon l'ancien conseiller Benjamin Magalong. Initialement prévue pour 3-4 mois, la charge de travail de l'ICI —94 boîtes de documents— pourrait la prolonger au-delà de l'administration actuelle.