Après avoir été contraint de quitter son poste de vice-ministre de la Justice, Sebastián Amerio deviendra le nouveau procureur du Trésor dans le cadre d'une restructuration pilotée par Karina Milei. Juan Bautista Mahiques a pris ses fonctions de ministre de la Justice et a demandé des démissions massives aux responsables. Cette mesure met en lumière les tensions internes à La Libertad Avanza entre Karina Milei et Santiago Caputo.
Juan Bautista Mahiques a pris ses fonctions de ministre de la Justice le 5 mars 2026, avec l'aval de Karina Milei, et a immédiatement demandé les démissions des responsables d'organismes clés tels que l'Office anticorruption, l'Unité d'information financière et l'Inspection générale de la Justice. L'objectif est de placer des figures loyales dans des secteurs sensibles, bien que le parquet du Trésor soit resté indemne en raison de sa délicatesse dans les litiges de l'État. Sebastián Amerio, perçu comme proche de Santiago Caputo, quitte le viceministère pour remplacer Santiago Castro Videla au poste de procureur du Trésor, permettant à Caputo de maintenir son influence malgré la défaite interne libertarienne. Santiago Viola, un autre allié de Karina Milei et de la famille Menem, prendra le secrétariat à la Justice et représentera le Pouvoir exécutif au Conseil de la magistrature afin d'accélérer le pourvoi de plus de 300 postes judiciaires vacants. Mahiques a insisté sur son compte X sur la nécessité d'une justice indépendante et impartiale : « Sans justice, il n'y a pas d'avenir possible. Ce chemin exige des institutions qui fonctionnent conformément à l'État de droit. » Il a remercié Javier Milei, Karina Milei et son prédécesseur Mariano Cúneo Libarona. Le député Rodolfo Tailhade a critiqué ces changements lors d'une émission sur Canal E, affirmant que Karina Milei délègue le contrôle à une « corporation judiciaire » liée à Comodoro Py, avec de possibles liens à l'ère Macri et des risques de persécution de l'opposition. Tailhade a dénoncé des réseaux d'opérateurs judiciaires exerçant une influence politique, citant le scandale du Lago Escondido comme exemple de ces dynamiques. La planification s'est déroulée en secret entre Karina Milei et Caputo, en priorisant les nominations judiciaires qui ne requièrent qu'une majorité simple au Sénat.