Le Sénat kényan a ordonné à la Commission nationale de cohésion et d'intégration (NCIC) d'annuler immédiatement les contrats de 22 agents récemment embauchés en raison d'irrégularités dans le processus de recrutement. Les postes n'ont pas été publiés, violant les exigences légales. Cet ordre est intervenu après que des responsables aient fourni des explications incohérentes lors d'une session de comité.
Le lundi 17 novembre 2025, la Commission permanente du Sénat sur la cohésion nationale, l'égalité des chances et l'intégration régionale a émis une directive à la Commission nationale de cohésion et d'intégration (NCIC) pour annuler les contrats de 22 agents récemment embauchés. La commission a identifié de graves irrégularités dans le recrutement, notant que les postes n'avaient jamais été publiés, ce qui constitue une violation de la loi.
Lors d'une session tendue, les responsables de la NCIC ont fait face à un interrogatoire rigoureux sur les incohérences dans leurs comptes rendus. La commission avait initialement prévu d'embaucher 20 personnes mais a fini par en recruter 22, le PDG et le département des ressources humaines offrant des explications variées. La présidente de la commission, la sénatrice Catherine Mumma, a qualifié cet embauche d'illégale et contraire aux normes légales, soulignant que toute déviation du plan initial nécessitait des résolutions documentées.
La sénatrice Mumma a mis en garde le PDG de la NCIC contre le fait de céder à des pressions externes, affirmant qu'il pourrait engager sa responsabilité personnelle s'il était trouvé coupable. La commission a en outre convoqué les commissaires de la NCIC pour qu'ils comparaissent mardi afin de clarifier comment le recrutement irrégulier s'est produit et d'aborder les déclarations contradictoires.
La controverse sur le recrutement a dominé les débats, éclipsant les discussions sur les efforts pour combattre les remarques incendiaires de figures politiques. À la fois la NCIC et la Commission nationale kényane des droits de l'homme (KNCHR) ont été interrogées sur les actions contre les discours de haine, en particulier de la part de leaders influents lors de rassemblements et dans les églises. Le PDG de la KNCHR, Bernard Mogesa, a eu du mal à montrer des répercussions tangibles mais a insisté sur le fait que les politiciens et les citoyens ordinaires étaient tous deux sous surveillance.
Le sénateur de Lamu, Kamau Gituku, a demandé des détails sur la surveillance et la dissuasion de la propagation des discours de haine. La NCIC a rapporté des enquêtes renforcées, un nombre accru de convocations pour les contrevenants, et une surveillance accrue des médias sociaux et des rassemblements publics depuis l'élection générale de 2022.