Le Sénat a rejeté pour la troisième fois une mesure permettant à l'Unité d'analyse financière d'accéder aux informations bancaires sans autorisation judiciaire préalable. Le vote s'est soldé par une égalité de 24 voix contre 24, et le projet de loi est désormais transmis à une commission mixte.
La mesure faisait partie du projet de loi créant un sous-système de renseignement économique. Elle visait à habiliter l'UAF à demander des données aux banques dans des cas d'opérations suspectes sans avoir besoin de l'aval d'un juge. Le vote a eu lieu mardi après deux précédents scrutins à égalité la semaine passée. Le gouvernement a confirmé qu'il présenterait des amendements en commission mixte pour accélérer les délais de réponse judiciaire. Le ministre José García Ruminot a déclaré que l'autorisation des tribunaux resterait une garantie pour la vie privée, mais que les efforts se concentreraient sur la réduction du temps nécessaire aux banques pour fournir les informations. Les sénateurs de l'opposition ont critiqué la décision. Daniel Núñez a affirmé que l'État a besoin d'outils plus rapides contre le crime organisé. Fabiola Campillai a accusé la droite de défendre les criminels par son vote. Le sénateur Fidel Espinoza a déclaré que le Chili avait perdu une fois de plus aujourd'hui. Le ministre des Finances, Jorge Quiroz, a annoncé que les pratiques d'autres pays sont en cours d'évaluation pour améliorer le partage d'informations entre l'UAF et les entités financières.