Le Comité interministériel sur la migration a tenu un point presse le 14 juin pour détailler les mesures d'application faisant suite au plan en cinq points du président Cyril Ramaphosa sur l'immigration illégale. Plus de 2 745 ressortissants étrangers ont été rapatriés à ce jour. Le gouvernement a mis en garde contre la justice expéditive alors que des groupes anti-migrants ont fixé un ultimatum au 30 juin pour le départ des migrants sans papiers.
Le briefing, présidé par la ministre de la Justice et du Développement constitutionnel Mmamoloko Kubayi, a souligné les progrès réalisés en matière de tolérance zéro face aux violations des lois sur l'immigration, ainsi que sur la sécurité aux frontières et les mesures anti-corruption. Au cours du mois dernier, la police a arrêté plus de 7 400 personnes pour des infractions liées à l'immigration, portant le nombre total d'arrestations à plus de 40 000 depuis le 1er janvier 2026.
Mme Kubayi a confirmé que l'Afrique du Sud n'établirait pas de camps de réfugiés. À Durban, les autorités ont traité le dossier de 1 140 personnes sur les quelque 7 000 Malawiens cherchant à être rapatriés à Sherwood, tandis que 457 personnes, dont la plupart étaient en situation régulière, se sont rassemblées dans les bureaux de la rue Che Guevara. Huit bus en provenance du Malawi et dix d'Afrique du Sud assurent le transport des citoyens vers leur pays.
La dirigeante du mouvement March and March, Jacinta Ngobese-Zuma, a déclaré que le briefing n'offrait aucune nouvelle solution concernant le suivi des permis expirés. Le comité a réitéré que seul l'État est habilité à faire respecter les lois sur l'immigration et a exhorté les communautés à rejeter toute forme de justice expéditive.